04/05/2008

Improvisation

Pieds nus

La fille est là, je veux dire, elle a une présence, assise en bord de quai, surplombant la Seine. En arrière-scène. Elle partage son temps avec un romancier, je ne sais quel auteur, qui la transporte, ailleurs, tandis que devant elle défilent les péniches avec parfois, à la volée, les commentaires d'une visite guidée, en croisière ... "la gare d'Orsay, qui acheminait autrefois les trains dans le midi de la France, abrite aujourdh'ui des oeuvres du 19ème siècle... "Le temps ce jour exige la tenue légère d'un printemps qui a cessé d'hiverner, pantalon blanc, haut blanc tendance abstraction figurative, on dirait des fleurs. Du blanc encore, jusqu'au bout des pieds.

Une énigme aussi, jusqu'au bout des blancs.

21/04/2008

Mes mains sur tes hanches

Le souvenir de certaines personnes peut infuser dans votre existence, laquelle, malicieuse, peut si ça lui chante, se mettre au diapason de votre pensée. C'est de cette façon, par exemple, que celle à qui vous pensiez un moment donné peut très bien surgir quelque temps après dans votre quotidien, à la croisée des chemins, au matin d'un printemps qui hiverne. Alors bien sûr, vous ne voulez pas en rester là, parceque se trouver ce n'est pas réellement comme quand on se retrouve.Se retrouver. Où? Devant xxxxx. Devant xxxxx? Tu sais que c'est là qu'on s'est rencontré la première fois. Oui je sais. La boucle et bouclée dit elle. Il aura fallu trois ans donc. Trois ans pour dire que la boucle est bouclée. Et après? Après, quand la boucle est bouclée, cela signifie qu'un lien est opéré. Un lien? Oui, on est tous plus ou moins lié à ceux qui nous entourent. Soit. Cest alors tout naturellement qu'elle passe chez moi. Aves ses postures, à califourchon sur le tapis, aux fenêtres ensuite telle une sentinelle aguerrie au qui va là? Puis accoudée au bar, sur un perchoir, sans cesse en mouvement, d'une pièce à l'autre. Enfin, assis côte à côte, sur le canapé, au milieu du silence, il ne se passait rien, ou plutôt si, il se passait quelque chose. C'est au toucher que l'on dit avoir retrouvé une clé, perdue, un peu comme on se retrouve.

25/09/2007

PREMIER ROMAN de la RENTREE LITTERAIRE 2007

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 Rideau de verre" de claire fercak - Verticales

04/09/2007

Wait and see

f56dcc0406287a94209a28be3670bdef.jpgRevenir à l'écriture. Ici. Parce qu'ailleurs, cela continue, mille pas en avant, 999 en arrière, c'est la façon dont je progresse malgré tout dans l'écriture de mon roman.

J'ai passé le pas de la porte du bureau de la responsable des ressources humaines. Les gens qui passent dans le couloir jettent un oeil, se disant que je serai le prochain, à démissionner. Il fallait que je fasse part de mes interrogations, sur les perspectives d'évolution, mon devenir. Elle me glisse que je suis apprécié, me demande ce que j'aimerai faire que je ne fais pas déjà. Je ronronne. Des ouvertures dans le groupe, elle va s'y pencher. Worlwide. S'attendre à une convocation de ma responsable. Demain. Une porte à prendre. Et ce trac. Le visage, théâtre de la pensée, à sa merci. Rideau.

Dans le wagon déserté qui me mène à l'Ouest, une fille en face, un (drapeau) foulard blanc attaché, à son sac. En paix avec elle même. Elle en a l'air. Je sors un stylo mon carnet noir Moleskine. Un réflexe qui s'était un peu engourdi ces derniers temps. Elle porte des chaussures vertes. Vert. la couleur de cet été. Selon un certain cabinet de tendances. L'été, dernière nous. Je vais le retrouver cependant, bientôt, sous d'autres cieux. Une île du Pacifique. L'été sera chaud. J'aurai voulu lui parler. Vous (tu) savez (sais), j'ai une décision à prendre, pour mon boulot, je suis à un tournant, que feriez vous à ma place? A la recherche de bonnes oreilles. Je lui glisse que ce soir j'écrirai. Sur elle. Un peu. Merci me lance-t-elle à la volée; On dit que l'extérieur attire. C'est vrai.

Que l'intérieur retient.

 Aussi.

Les lecteurs de ce site, moi, je ne les choisis pas.

Je les sélectionne.

07/08/2007

I like moving moving

Ce qui est constant, ce sont les changements..

16/07/2007

Roue libre

Je vois un couple de mariés sur qui jeter des grains de riz, ils ne sont plus très jeunes, place de la sainte vierge comme il y en a des milliers en Espagne, sauf que là, quelqu un m'appelle, je me retourne, c est dit on la loi des probabilites, un collègue de travail, viens je te présente mon épouse et les enfants, comme c est curieux dis donc, se retrouver là.

Oui, curieux, je crois aux signes.

 A moins que tout ne soit pas pourvu forcément de sens.

 Un monde insensé, tellement pregnant.

04/07/2007

Journée de la parole libre (1)

FREE WORDS. Imaginons, après la journée de la politesse au volant, la journée de la femme, la journée mondiale sans tabac, la journée sans voiture et les pics de pollution, la journée de la parole libre, où tout ce qui serait pensé serait dit, sans ambages. Ce jour-là, les choses qu'en temps normal on garde pour soi, on les livrerait en pâture à la sphère publique. Les gens où qu'il soient devraient pouvoir tout dire mais aussi tout entendre. Le droit de libérer la pensée devrait s'accompagner du devoir de laisser dire, d'accueillir le verbe. Alors ça commence, dès le matin, sur le chemin qui mène à la station de métro, à l'attention de cette femme que je croise aux même horaires, vous allez travailler où comme ça, j'aime bien le vendredi quand vous êtes en jean,il faudrait qu'on essaye de prendre un café, demain? plus tôt alors, une demi heure avant, le café qui fait l'angle, on se raconterait un peu, j'ai plein de questions à vous poser, vous aussi, ah bon? Arrivé sur le quai, ligne 6, on se serre un peu merci, il ya un truc que je ne supporte pas, ce sont les gens qui se positionnent dos à la porte d'entrée et qui vous font face, merci mais prendre votre souffle en pleine figure c'est pas super agréable, je vous rendrai un grand service je pense si je vous dis qu'il en faudrait pas beaucoup pour être poli, un déodorant, tout simplement, un stick senteur menthe par exemple, sous les aisselles, ça éviterait qu'on vous regarde avec la moue de dégoût, et vous aussi si vous faites abstinence au niveau de la propreté, on s'en sort plus, moi je dégage de ce wagon, direct, le sac à dos, toujours pareil, il prend la place d'un homme à lui seul, mettez le à vos pieds, on sera tout de suite moins serré, merci; c'est assez rare, mais quand  il y'a du monde comme cela, parfois je sens dans mon dos la poitrine d'une femme que j'ai identifié avant comme plutôt mignonne, et c'est super excitant, j'adore vos seins, ne bougez pas, je suis votre rempart contre les trouble fêtes, sur la deuxième ligne, en direction de la défense, de plus en plus de monde, vous lachez un toulousain sur la ligne une à 9 heures du matin, le type revient au pays, en répétant ce qu'il a entendu depuis toujours autour de lui, ces parigots c'est tous des fadas, toujours pressés, si tu voyais comment ils font la gueule! monsieur, s'il vous plaît, ça vous fait pas chier d'aller au boulot? c'est pas une vie de merde ça, on serait pas mieux sur une pirogue à balanciers à jeter des filets de pêche au lever du jour, la vie en plein air, y'a que ce putain de salaire qui nous fait se lever, non? vous gagnez combien vous? ça fait combien d'années que vous bossez ? Ah d'accord, bon ben je suis pas trop mal payé alors, moi, j'ai un profond respect pour ceux qui partent bosser pour des clopinettes, ceux qui prennent le rer pour rejoindre la cellulle courrier d'une grosse boîte, des heures à suer en perspective, travaillez plus? je voudrais bien l'y voir lui. Si je suis libre à dejeuner? bien oui, on dit 12h30 devant le cnit, génial, j'adore votre tenue, le tailleur uniforme, vous travaillez chez un big five vous? Purée, cette journée, ça commence trop bien, je comprends toujours pas ces gens avec leur écouteurs blancs de lecteur mp3 à la marque hégémonique, ça vous dit pas de l'ouvrir, pour une fois ? Oui, c'est le jour ! Il n'est que 9h30 et déjà, plus rien désormais ne sera comme avant.

21/06/2007

C'est un défi

C’est curieux mais d’aussi loin que je me souvienne, il ne me semble pas avoir exprimé un jour le souhait, au traditionnel questionnaire de rentrée de classe, de devenir ce que je suis aujourd’hui. Est-ce que seulement tous mes camarades de classe sont parvenus aux métiers auxquels chacun aspirait ? En toute logique, la plupart d’entre eux devraient se trouver à cette heure-ci quelque part en garnison, dans l’attente d’un feu à combattre.

En définitive, qu'est ce qui nous pousse vers telle ou telle voie ? Il y a eu cette fille rencontrée dans un couloir désert, avec qui j'ai eu un court échange. Comment sommes nous en arrivés là ? Je veux dire, avant de se trouver, il y a un cheminement. Elle m'expose son projet professionnel, gérer les enseignes, de manière transversale. Je ne connaissais pas cette filière. Elle semble inspirée. Il a du falloir être averti à un moment donné, avant de s'engager dans ce parcours, ce qui me fait penser en effet que plus on a d'informations, plus on a de solutions. Que retenir ? Ce serait faire du journalisme plutôt que de l'écriture, que de relater des faits précis à son sujet (..pantalon marron, bonne écoute, fumeuse, ne laisse pas indifférent..). A l'heure où l'on part s'oxygéner, par grappes de personnes, avant de regagner les salles studieuses, se jouent sans qu'on s'en aperçoive des mutations qui nous dépassent.

Pas une feuille ne bouge terrifiant le bosquet d'été.

19/06/2007

Une gare sans train

J'ai eu dix huit ans sous la pluie. Après avoir eu les résultats du baccalauréat, dans un torrent d'émotions, on fait les comptes, il y a les camarades pour qui le monde s'écroule, prêts à rentrer dans les statistiques, des sempiternels 20% de ceux qui auront échoué à l'échelon national. Arrivé à la maison en vainqueur, la famille vous tombe dessus, d'abord j'avais passé mon bac. Bien, je sors, à tout à l'heure. Pris du vertige de liberté, ma mère ne pouvait rien dire. J'étais majeur. Prends un parapluie, il pleut à verse. Pas besoin. A dix huit ans, des intempéries on s'en fiche, même que des soucis, on en a pas encore. Cette avancée sous la pluie, après le constat de résignation soudaine de l'autorité de mes parents, marquait mon entrée dans le libre arbitre. Qu'importait la destination, seul le chemin comptait.

C'est tard ce soir, sous la pluie, que j'entrepris une marche, dans le quartier, inondé. Sur le trottoir, nous ne sommes que deux. Avec un parapluie. Les années ont passé, vite. Cette fille en noir et blanc, se joue de l'averse comme de mon audace. Je la pense étudiante, clairvoyante. Très sensible à ce moment de pluie battante, elle crève le décor, par sa présence, un moment de cinéma, où les mots sont dits sans retenue, comme dans une fin de monde. J'espère sa lecture.

Elle file entre les flaques, dans un concert de flip flap.  

Je poursuis mon retour vers le futur.

17/06/2007

La vérité si je mens

C'est incroyable comme se jouent avec passion les discordes autour de l'idée de vérité. Les pragmatiques tiennent pour vérité ce qui marche, or ce qui marche pour les uns ne marche pas forcément pour les autres. Les juristes tiennent pour vérité ce qui ressort des textes en vigueur, or ce qui est légiféré, réglementé peut parfois prêter à interprétations, et la discussion doit alors pouvoir s'ouvrir. Les fondamentalistes tiennent pour vérité les dispositions du texte sacré de quelque confession que ce soit, or le principe de laicité impose que cette lecture du sacré n'interfère pas avec la vie publique, car la question de la vérité religieuse doit avant tout rester une question de conscience personnelle. Et ainsi de suite... 

Au soir des résultats du second tour, les clivages autour de ce qui est vrai se font imperturbablement chez les partisans, avec pour constat un débat où chacun se veut détenteur de vérités qu'il croit nécessaire d'appliquer, sous couvert de légitimité électorale, au coeur de l'action politique, pour la bonne conduite des intérêts de la France. Le scrutin laisserait à penser que la vérité se trouverait là où la majorité des suffrages aurait décidé qu'elle figure, par investiture donc, là où les sièges à l'assemblée nationale sont majoritaires. La vérité se confondrait avec la loi du plus grand nombre ?

Quelque forme qu'elle puisse revêtir, la Vérité doit pouvoir naître de la confrontation, elle ne saurait être proclamée. En conséquence de quoi l'écoute serait la fondation de toute vérité en érection. Ecoutons nous. En particulier lisons nous les uns les autres.

Car il y a sans nul doute, en chacun de nous, une pépite étincelante de vérité.

15/06/2007

Verdure urbaine

Il est des couleurs qui font le caractère.

Une blonde en noir, fatale.

Cette brune en rouge, pantalon beige, dénote, dans le gris des rues, une boite à images.

Un scoop de saison,

La source d'information? un cabinet de tendances :

La couleur de cet été

Sera le vert.

08/06/2007

Chateau en Espagne

Je l'ai dit, c'en est devenu même un défi d'écriture, les personnes sont comme les voitures de ce constructeur pour lequel en effet, il nous incombe d'inventer la vie qui va avec.

Un détail qui m'a sauté aux yeux, une ceinture, un ruban rose (?) au tour de sa taille, ça ne court pas les rues.

 C'est la fin d'une semaine passée à travailler en pensant qu'on serait mieux dehors, à siroter un soda frais, à la terrasse d'un café à saint germain des prés.

Cette semaine, elle a du penser la même chose, son travail, elle n'y tient pas trop, elle sait que c'est un passage, envisageant d'autres fonctions, d'autres ambitions, parce qu'elle est ambitieuse.

C'est le week end, ce soir, le travail elle n'y pense même plus, en mode détente donc, tiens ce type avec son histoire d'écriture, de gens qui l'inspirent, je vais regarder ce qu'il a bien pu écrire sur moi, on est toujours curieux de ce qui touche à notre image.

 Oui l'image. J'ai remarqué également la forme de ses lunettes, une fille à lunettes rectangulaires dont certains disent qu'elles sont signes de rationalité, en opposition aux formes rondes, caractéristiques d'un esprit créateur, moins enclin au cartésianisme.

Je ne le crois pas. Cette fille dégage quelque chose d'artistique, elle a fait de la danse, joue d'un instrument, aimerait s'essayer au théâtre, un jour , plus tard, qui sait.

Je la perçois sensible aux mots.

Sensible tout court.

Comme souvent, je m'attarderai sur le pont des Arts, où il fait bon vivre, peut être d'ailleurs, je la croiserai parmi la cohorte des promeneurs du samedi, sur l'unique pont en bois de Paris, à la merci des moindres feux. Pourrai je seulement la reconnaître?

 Facile.

Un ruban rose.

25/05/2007

Comment je me suis lâché

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 Sur la ligne, les musiciens ambulants défilent, cette fois-ci un duo violon/accordéon, beaucoup de touristes, alors rapidement l'ambiance devient festive, à chaque morceau répond un flot nourri d'applaudissements, sur un siège une japonaise, de passage, elle brandit un appareil photo numérique, et tente de capturer l'instant, à l'aveugle, parcequ'en effet elle a le dos tourné à la scène, c'est donc au jugé qu'elle essaie de cadrer les musiciens, à l'ouïe aussi, une photo sensuelle, elle en aura une et plein la vue. L'occasion était trop tentante. Tandis qu'elle promenait son appareil dans les airs, vint un moment où elle l'immobilisa, persuadée de saisir les auteurs du spectacle, il se trouve que j'étais assis derrière, sur la banquette arrière, et pour ainsi dire en plein champ mais cela elle ne s'en doutait pas, la photo qu'elle prendrait, dans son esprit, représenterait une scène de métro parisien, typique, empreinte de romantisme, sur des airs de piaf joués au souffle et sur des cordes sensibles. Ni une ni deux, je me mis à tirer la langue face à l'objectif, c'est moi qu'elle shootait, les passagers alentours paraissaient s'en amuser, ayant compris le subterfuge, un type en costume cravatte qui fait la grimace, langue toute sortie, c'est sûr ça amuse. Pour la photographe en herbe, la surprise ne viendra que plus tard. Vous apprendrez mademoiselle qu'une scène de vie n'est jamais jouée d'avance.

Que l'on est jamais au bout de ses surprises.

22/05/2007

Le Dernier Métro

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Couché tard, vers 3 heures du matin, devant mon écran, pour écrire, c’est une habitude, parfois sans résultat, mais quand bien même, je persiste à croire que la nuit est la preuve que le jour ne suffit pas..

 

 Arrivé au quart de l'écriture de mon roman, à court d'inspiration, je me suis tourné ces dernières notes vers un exercice d'écriture, pour ré-amorçer une intensité en léthargie, à travers la"description", un des piliers de la littérature avec le dialogue et le monologue impersonnel ou subjectif..

 

Il n y a qu'à regarder la vie, devant soi, le luxe des mégalopoles, pour trouver le sujet capable de réveiller votre imaginaire. La confrontation au réel a son attrait. Pantalon noir, botte à talons, veste de jean, haut blanc, sac noir, une brune piquante, est-ce à dire qu'elle m'a "piqué", de curiosité, je veux bien l'avouer, à quoi servent les pensées si jamais rien en effet n'en ressort en dehors ? Etablir le lien, perdu dans l'espace, on ne connaît jamais assez Paris, je parviens à mettre une voix sur son visage, elle fixe aisément les repères, sur ses terres forcément, à chaque chemin sa marche, je voulais vous dire, il y a un texte que j'aimerai écrire, avec dedans un peu de vous, car parler de quelqu'un que je ne connais pas est une liberté qui me plaît assez, ce texte je veux qu'il soit comme une rose, mieux encore, une pivoine, plus singulière, avec ce que cela comporte en joie d'offrir et je l'espère aussi de vôtre côté, en plaisir de lire, car c'est pour moi  là l'essence même de l'écriture, une affaire de partage; Les anglo-saxons,s'agissant d'auteur à succès parlent de "page turner", celui qui donne envie de tourner les pages. Je veux être celui là, réussir le pari de l'évasion. Sur le chemin du retour, quitté votre lieu de travail, je l'imagine dans le secteur de la communication, un homme ce soir sur la ligne n'a pas été en veine, si j'avais été médecin, j'aurais été celui qui l'aurait secouru, pris son pouls, mis sur le côté, lui aurait parlé, mais je ne suis pas médecin. Quelqu'un d'autre a répondu à l'appel du chauffeur, qui s'est montré à l'occasion plus bavard d'ailleurs que la moyenne de ses confrères, n'est-il pas celui qui plus tard, nous apprendra l'existence du dernier métro, à votre gauche, mesdames et messieurs, vous pouvez voir le tout nouveau métro, qui plus est climatisé. Je redécouvre ce quartier, la nuit tombée, surplombant la ville de lumières,  au son de la guitare qui reprend ses droits de toute son envergure, avez vous vu cette constellation dans le ciel qui rougeoie, que l'on appelle la grande ourse ?

 

 Regardons là cette casserole..

17/05/2007

Le Gouv' en exclu

Ou comment couper l'herbe sous les pieds de Bayrou....

Premier ministre

François Fillon


Ministre du Développement durable

Alain Juppé


Ministre de l'Intérieur

Michèle Alliot-Marie

 Ministre de la Prospective économique

 Jean-Louis Borloo

Ministre des Affaires étrangères

Bernard Kouchner

Ministre de la Défense

 Hervé Morin

Ministre de la Justice

 Rachida Dati

Ministre de la Santé et des Sports

Roselyne Bachelot

Ministre des Comptes de la Nation

 Eric Woerth

Ministre des Affaires sociales

Xavier Bertrand

Ministre de l'Education

Xavier Darcos


Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche

 Valérie Pécresse


Ministre de l'Agriculture

 Christine Lagarde


Ministre de l'Immigration et de l'identité nationale

 Brice Hortefeux

Ministre de la Culture

 Christine Albanel


Secrétaire d'Etat à la prospective économique
Eric Besson
Secrétaire d'Etat aux affaires européennes
Jean-Pierre Jouyet

Secrétaire d'Etat
?

13/05/2007

Se lever avec

08/05/2007

La vie dorée ?

Arrivé là bas, trois heures et demie de train plus tard, sur les rails de l'incertitude, sous le crachin, il fût un temps, à la mecque de la finance, où l'on faisait venir les candidats, de la même façon, mais par Concorde. Deux entretiens à la suite, réussis, je connais les codes de l'exercice alors il n'y a pas de surprises, des consignes, plus tôt dans la matinée m'ont été données, par téléphone, un taxi m'attend à 17h15, j'enchaîne sur une dernière entrevue avec le chasseur de tête, garder les factures, traces de mon passage furtif dans la capitale-fantôme, le nombre d'habitants ici me dit-on varie selon les heures, au pays des trois frontières, terminée la journée de travail, chacun en effet rentre chez soi, je me faisais une idée plus glamour de cette ville, mais je n'ai pas tout vu, évidemment, il était important que je me rende sur place cependant, on doit me recontacter demain, une proposition me sera faite, un package attractif, le prix de l'expatriation. A ce stade, je ne suis sûr de rien.

Ce qui importe en effet n'est pas ce que l'on peut vous dire, mais ce que l'on vous cache.

02/05/2007

Vous êtes ici

Debout, face à son reflet sur les portes, elle ne se doute pas de l'existence d'un autre miroir, où se mirer, scruter son image : c'est le regard que je lui porte. Mon appareil photo en main, d'un genre particulier, il s'agit de mon indéfectible carnet noir Moleskine, je saisis les détails de sa tenue, pour son esquisse, une veste grise, un pantalon noir, des chaussures plates noires et vernies, un sac noir en cuir, brune, une frange mise de côté, comme le sac zara qu'elle porte à bout de bras, signe d'une récente acquisition, à l'heure du déjeuner ? un nouveau haut peut-être, blanc ? c'est l'été après tout, en avance cette année, qui conditionne nos choix. Elle s'est arretée tout comme moi en terre Argentine, là où l'orientation ne devient possible que si on s'est déjà repéré avant, sur une carte, du quartier, devant laquelle en effet je la retrouve. Je repense à une conversation que j'ai eue ce midi, où l'on m'a parlé d'un test en vogue, en matière de coaching, "le 360°", qui consiste en une série de questions qu'on adresse à plusieurs personnes de son entourage, pour savoir ce qu'elles pensent de vous, de manière positive comme négative sur une série de points, la façon de s'exprimer, l'écoute, la capacité de convaincre, etc..Ce questionnaire est rempli de manière anonyme et il a pour objectif de retranscrire l'image que vous véhiculez, sous tous les angles, à 360°. Aussi, je dirai sur elle, qu'elle fait preuve de curiosité, d'ouverture d'esprit, d'écoute, qu'elle n'est pas réfractaire à ce qui sort de l'ordinaire, le sel de l'existence, tout ceci est aussi certain que je peux affirmer d'une part qu'elle a un sourire et d'autre part qu'elle regardera le duel du moment plus tard, dans la soirée. Au fait qu'est-elle venue faire alentours? Retouver une personne de sa connaissance qui vient d'emménager ? chercher un commerce?  je doute fort qu'il y en ait encore d'ouverts, visiter un appartement ? Elle portait ainsi sur elle autant de questions à remous, là où d'autres n'offraient que des réponses sans saveur. Un continent...

01/05/2007

Il n'y a pas de détour sans chemin

A l'heure où la masse des travailleurs se presse, elle apparait, pantalon noir(?), haut gris clair, brune, silhouette fine, le sens de l'épure, une simplicité classieuse, pas de fantaisie apparente, mais l'uniforme de quelle équipe revêt-elle donc ? Son employeur a décelé en elle, à juste titre, son engagement, son implication, elle emporte avec elle quelques morceaux choisis sur papier velin, le lien avec son bureau n'est pas coupé totalement, être dans le métro, c'est être sur son trajet de travail, qui l'occupe encore, bientôt le temps de la relâche, ce soir, et demain aussi, nous serons de la même fête. Souvent, se demande-t-on justement ce que l'on fait dans la vie, quand on croise quelqu'un qu'on ne connaît pas, dans une soirée par exemple, or je me suis toujours défendu de réduire une personne à sa CSP, s'ouvrir aux autres, c'est avant tout s'oublier soi-même, sa fantaisie, elle la porte autour du cou, sans (oser) regarder vraiment je crois deviner un coquillage, solaire, à moins que ce ne soit une vue de mon esprit, j'éprouve le besoin de partager cette expérience, jouer de mon audace pour tout entreprendre, avec l'intéréssée en personne, alors je lui explique, elle doit me croire dans la lune, faute d'avancer dans l'écriture de mon roman donc, je me suis mis dans cette situation pour le moins romanesque, c'est la scène en effet où le protagoniste s'emploie à mettre une voix sur un visage, je vous ai trouvé réceptive : -Demain je pourrai lire? je laisserai un commentaire.. Demain oui, ou ce soir, ce soir, où je me laisserai à dire que vous avez été l'encre de ma plume un peu sèche ces temps derniers, une matière première.

26/04/2007

Are you cooking?

Une fille en pantalon. Une manière de s'habiller, dans l'air du temps, chaussure plate, jean noir, frange brune, chemise blanche, port altier, distinction naturelle, le nez dans le Monde et son supplément, le Monde des livres, tant la campagne au loin, que celle plus près, qui sévit jusque sur les murs de la ville, tout n'est il pas devenu politique? doivent l'intéresser, probablement, elle glane ainsi dans le quotidien quelque info, qu'elle n'aurait pas déjà entendu, pour faire sans doute la différence, "Royal cherche le centre", moi je cherche le sien, son centre d'intérêt, à force de l'observer, je crois y voir plus clair, un sac  en cuir rouge et soudain, telle une clef, un sac BHV c'est qu'elle doit faire quelques travaux chez elle, mais me dira-t-elle plus tard, "je ne suis pas chez moi , ici, je n'ai pas internet", soit, peut être qu'ailleurs elle l'aura, internet, je le souhaite, le sac plastique donc, en transparence, je vois un détail qui tout à coup peut faire tomber le masque de l'usager de transport en commun qu'elle porte, dans la foule, "Bernard Loiseau" au marker noir, tiens, le cuisinier, c'est aussi un groupe de restauration, elle travaille dans la restauration? Peut -être, j'ai du mal à l'imaginer, elle semble pressée comme tous ici et maintenant, sauf revendicât-elle, qu'elle, elle n'est pas d'ici, c'est vrai. Elle se presse de rentrer, pas chez elle en ce moment, elle fait partie de ces personnes dotées du pouvoir de faire marcher l'imaginaire de celles et ceux qui la rencontrent, le mien du moins, j'ai pris le temps, non sans un certain plaisir, de lire son histoire, celle que l'on peut lire, en la regardant, au plaisir alors, de la lire, un jour nouveau, sauf qu'ici, et c'est le propre des mégalopoles, on peut très bien ne se croiser qu'une fois une seule.

22/04/2007

Qui va gagner des millions ?

Des millions de voix. Les ventes de pizzas , annonce-ton chez P.H, devraient augmenter de 40% ce soir, comme pour une finale de coupe du monde...le spectacle peut commencer, information incroyable, le conseil constitutionnel a autorisé les retardaires, de voter, une heure et demi après l'heure de fermeture des bureaux de vote...c'est le temps des records, de particpation, tout ça pour.....

21/04/2007

Ca risque de se passer

Je risque de quitter celle que j'aime, aux mille lumières, décor flamboyant de mes joies et de mes peines, maintes fois passé sous ses jambes, pour une autre. Une autre ville tout aussi capitale. Une place financière où paraît-il il n'y a rien à faire, si, pour la meute, se retrouver autour de verres, de lignes, ambiance auberge espagnole sauf que les poches des uns et des autres, ne logent plus que des cartes, cartes Gold, cartes de visites que l'on s'échange comme  d'aucuns, des cartes téléphoniques, pour collection. Alors je profite d'elle pleinement en ce moment. Sur ses rives, dans ses jardins, à la merci des ultra-violets, un livre ou une fille, à conquérir, à portée de main, il me plaît de savoir que je pourrai la rejoindre, chaque fin de semaine, comme un amant. Cet après-midi, en sa compagnie encore.

 Tu es belle de jour aussi.

22/01/2007

UN SIGNE

Il suffit que je pense à une personne de ma connaissance, souvent une fille, perdue de vue, pour que je la croise, pas longtemps après. C'en est troublant. Je rêvais de P. et voilà que nous échangeons quelques messages ce soir-même sur la toile. P., il faut dire, est une fille inaccessible, envers qui je m'efforce de cultiver de l'indifférence, en vain. Parce que penser à elle, c'est forcément souffrir, rappelons qu'à la base de la souffrance il y a souvent du désir. Elle vit entre Paris et Barcelone où se trouve quelqu'un qui l'aime, plus que quiconque? Rien n'est moins sûr, mais en tous cas, c'est lui qu'elle a choisi, parmi d'autres. Il est DJ me semble-t-il. Elle est estonienne, la plus belle fille que je connaisse. Mais elle est bien plus que cela en vérité, voilà pourquoi j'ai ressenti pour elle il y a quelque temps un attachement singulier, secret, sans qu'elle ne le sache en effet, à moins qu'elle ne l'ait senti, intuitivement ce n'est pas impossible. Il y a eu des regards sans doute qui ne pouvaient pas tromper, je n'en sais rien, un retour de sa part, je n'en ai jamais eu. Mais contre un DJ, peut-on seulement lutter si tant est que je me lance de manière franche à la conquête de P. ?Je me dis que l'aura, l'attrait que peut avoir ce type peuvent s'émousser avec le temps, et les sentiments de P. avec. Alors peut être ai-je un rôle à jouer, un jour ou l'autre. Se manifester, elle l'a fait ce soir, contre toute attente. Dois-je y voir là un signe qui ait du sens ? S'agit-il d'une invitation ? Comme il est difficile de se lancer dans le jeu de l'Amour quand on a pas soi-même dissipé avant la peur de se tromper. Sur ses intentions. Il ya bien des signes dont on ne maîtrise pas la lecture. C'est la vie qui nous éduque.

20/12/2006

Des coups

Pas une journée ne passe sans avoir à combattre. Et encaisser. Je ne sais pas si je viendrais, peut-être fin janvier ou février.

ONLY STRONG SURVIVE

12/12/2006

STAR NON ACADEMIQUE

Perfecto

Elle ne m’a pas reconnu. J'ai changé. Elle aussi. Une jeune femme au passé de star. Une star-enfant. J'ai été témoin parfois de ces fins de règne. D'une hiérarchie de lycée foutue en l'air. Nous étions si nombreux à lui prêter un destin hors du commun. Un perfecto à quinze ans. Elle était passée à la télévision dans un clip. Pendant les grandes vacances, du plus profond de mon ennui je pensais à elle, sans doute avec ses parents dans une crique aux eaux turquoises.

 

Ligne une. En raison d'une pertubation le traffic est très pertubé. Elle arriverait sans doute en retard. Dans une des tours sur le parvis.

 

Comme moi.

04/12/2006

Il faut voir comme on leur parle

- Alors quelles sont tes résolutions pour cette année.

- C'est quoi résolutions ?

- Des projets. Quels sont tes projets maintenant que t'as huit ans ?

- Ben jouer.

08/11/2006

Blind date

 

Je connais la musique. On en arrive à s'avoir au téléphone par le truchement de quelque artifice. La discussion dure plutôt longtemps. Un an. Elle fait partie de votre cercle vous faites partie du sien. Le cercle de ceux qui vous imposent inconsciemment un niveau d'exigence. Le cercle de personnes que vous ne souhaiteriez pas décevoir. Il y a cette voix douce, qui crée en vous le désir véritable accélérateur cardiaque il faut qu'on se voie. Parce qu'en effet on ne s'est jamais vu en trois dimensions à échelle réelle. Nous n'étions l'un pour l'autre que des icônes.

Et vient alors le moment de la confrontation. Repoussée pour un moment encore. Cette résistance à ses appels vous surprend vous même.

Je te promets on se voit cette année.

07/11/2006

Le jour où j’ai su.

La banquette des restaurants lui serait due, dorénavant, pour un moment encore, et lorsque viendra à nouveau le temps des âpres discussions ce sera sans nul doute, à un marmot cette fois-ci que reviendra le droit de jouir des cuirs confortables.


Je m'attendais à ce que ce moment inévitable survienne un jour, plus tard.


Pour qu'elle sache autant à l'avance que des mois passeraient où la question de s'asseoir dans un lieu public, dans les conditions les meilleures, ne serait plus entre nous sujet à palabres, il fallait bien qu'elle soit suffisamment avertie pour en valoir deux…

30/10/2006

FIAC !

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D'un mur à l'autre

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 Une biennale d'artistes à la mairie du VIe. Rendez vous avec N. pour discuter envies, de représentation du Pont des Arts à la manière de Marquet. Projet difficile, en fait d'un pont il s'agit d'une passerelle d'un trafic humain d'heures de pointe. Puis il y a cette huile l'énigme cubiste on y voit un livre ouvert avec les demoiselles d'Avignon, un tableau sur un chevet la tour eiffel. Je demande les coordonnés de l'Artiste. La voix d'un homme en retraite, à l'écart des agitations de la ville, dans son atelier, il y côtoie des modèles, je les ai vues, sur son catalogue, nues, plus tard, lorsque nous nous sommes rencontrés, au décrochage des toiles. A peine ai je trouvé une place chez moi pour la toile que déjà je ressens le besoin de contre balancer le poids des oeuvres abstraites froides avec du figuratif. L'Artiste m'invite au vernissage de ses toiles le mois prochain dans une galerie de l'île Saint Louis en présence de ses modèles eût il cru bon de me préciser. Ce vendredi-là je ne serai pas là. Je vais à Prague. Un autre programme. J’y suis attendu.

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22/10/2006

Comme elle se donne/Jerome Attal

05/10/2006

I don't speak french at all

 

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Mais dès fois on se prend pour qui ce n'est pas vrai, et bien si, c'est vrai, un jour on en arrive à se prendre pour quelqu'un, quelqu'un d'autre. Sorti de la bulle professionnelle, à l'heure où les informations commencent, sur le parvis les fourmis, et parmi elles, j'étais donc là,  dans la peau de Charles Denner l'homme qui aimait les femmes, Truffaut, 77,  à la merci du premier regard habile, habile pour enchanter le monde, c'était son regard. Je n'aurais pas pu la laisser disparaître, sous le crachin, laisser passer les perspectives séduisantes, je n’en étais pas vraiment capable, bien trop ambitieux, ambitieux de bohneur. – I don’t speak french at all, avec cet accent, un accent. Ses cheveux courts. La nuit avancée, à peine nous surplombons l’esplanade désertée que déjà je nous espère un autre trône. Plus tard, sur les hauteurs encore, la butte Montmartre,  et nous  spectacteurs, des lumières de la ville, de nous-même aussi un peu. Ses jambes fines. Elle est amusée à la vue d’un plan de métro - Austerlitz, it’s so funny. Parce que Austerlitz c’est chez elle. En république tchèque. Je lui avais dit avant qu’il serait bien triste de se quitter à cette station, que nous avions du chemin encore. – It’s up to you, dans un sourire ensorceleur.  On se parle moins, parvenant toutefois à se  faire  comprendre, dans un silence apaisant . C’est en fait de sa présence dont je suis le plus sous le charme. Une rencontre un peu improbable, sous le signe de la grâce, et la vie soudain n’est plus que bouillonnement.  Il est l’heure de se quitter vraiment, enfin,  je m’emploie à repousser l’échéance, le plus tard possible surtout, sur le pas de sa porte, chambre 608. Ses lèvres mouillées.

28/09/2006

J'aime les filles des aéroports

Fais moi ta dominée

- Moi je peux être aussi bien dominante que dominée

-Ah bon?

- Oui j'ai même besoin d'être les deux

-Bien écoute, moi je te lance un défi, comment pourrais tu faire ressortir ici et maintenant ton côté dominée?

 Elle me tourna le dos, un pas en arrière pour se coller à moi, ma bouche à la hauteur de sa nuque et puis le reste.

 

15/09/2006

César d'honneur

Bien j'ai pris les choses en main. J'ai toujours été un furieux optimiste. Et puis j'ai échappé au pire. Cette R.H. est un punching ball contre lequel je frappe des poings, des sachets de granulés. Le lendemain de l'opération j'ai reçu des mails de personnes du boulot, que je garderai, un stock de bien pour l'âme. Merci à tous ceux qui ont eu l'attention, l'oreille, je remercie aussi ma mère, retrouvée. Comme les manifestations d'estime sont chroniques.

06/09/2006

Quelques heures

Trois semaines de trève, devant moi. En attente de résultats, qui touchent à ma santé. Demain se prépare, je passe un examen médical, quelques heures, aneshésie générale, il paraît que le sommeil provoqué a des effets hallucinogènes, je verrai bien. Après, la baraka.

30/07/2006

La ponctuation dans l'écriture de votre vie

Je retourne voir le doc demain 18h30, il aurait du m'aiguiller depuis longtemps vers un spécialiste, j'ai moi-même manqué de réactivité sur ce point. Avec tout ça, j'ai mis des points de suspension un peu partout dans ma vie...Le spectacle ne continue plus vraiment. Pourtant il le faudrait. Il suffirait plutôt de mettre une virgule, un temps de respiration, en attendant de reprendre le récit mais non, j'ai le coeur aux points. De suspension.

28/07/2006

Le haut de la pente

Plus de trois semaines. Il ne faudrait pas que je l'accepte, que je m'y fasse, cet état de santé qui me fait perdre de l'élan, du poids. Les résultats d'analyse sont négatifs, pas de bactérie détectée. Donc aucune médicamentation prescrite encore. Ce que j'ai, le médecin lui même ne le sait pas mais il ne panique pas malgré les symptômes, il me propose de le revoir lundi prochain, 18h30. Je trouve cela très loin comme échéance, est ce si peu grave que cela de perdre 3 kilos de rejeter tout ce que ce que j'ingurgite ?

05/07/2006

FRA 2- ITA 0

A l’origine de la souffrance souvent il y a du désir, que désormais il faut qu’elle ensevelisse, sous un matelas. Voués à ne se voir, plus qu'à la verticale, à ne plus se voir du tout, à ne plus se croiser de voix. Mais avant il y aura les mots, choisis, à résonance grave, par amitié, ceux aussi, à l'étouffée, de la spontanéité, des fins subies. J'ai toujours eu tendance à me mettre à la place des autres sans doute était-ce pour mieux les comprendre. Si je parvenais seulement à m'identifier à elle, cela me serait utile, parce que je ne veux pas lui faire de peine, me montrer ayant moins mal qu’elle, c’est déjà trop injuste. Alors les choses qu'elle ne voudrait pas entendre, j’éviterai de les lui dire. Il y a en outre ce que personnellement je n'aimerai pas qu'on me dise en pareille situation et que donc, je ne dirai pas.

23/06/2006

Singing in the rain

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06/06/2006

C'est aussi un jeu

Le hasard n'est que notre ignorance des causes.

04/06/2006

Jusqu'au bout des ongles

Un jean serrée, des chaussures vertes à talon, un imperméable beige burberry's, un sac en cuir marron trendy de chez Chloé, une montre à chiffres romains, elle commande un perrier tranche, des idées derrière la tête, j'en ai repéré trois déjà qui la regardaient du coin de l'oeil, l'air de rien.

Des hommes de goût, j'en ai bien peur.

27/05/2006

Ecriture automatique

Un bouquin dans la poche, que je venais de finir dans le parc retranché, ni mères ni marmots, et l'envie de me replonger dans un autre univers, une autre histoire, le pas rapide, vers la Hune, le refuge, ce sont peut être les livres qui finalement vous choisissent. Vous regardez les titres, importants, comme on peut le faire pour un journal, la quintessence, en plus de la quatrième de couverture, puis il s'impose à vous. Ce soir, avant minuit, l'heure de fermeture, j'ai fini par savoir, ce sera les dernières nuits de paris, le titre m'a plu, et puis il y avait ici et là des mots qui résonnaient en moi, que je noterai sur un carnet noir, parce qu'écrire, c'est aussi lire, ses lignes commes celles des autres.

26/05/2006

Tout est spectacle

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21/05/2006

Motel

Rendez-vous à 11 heures à hauteur de la 8ème rue. J'arrive en retard, après une course à pied, la sueur qui perle comme de toute façon à toute heure de la journée ici, un brin de vent heureusement, comme une caresse. J'avais poireauté le reste de la soirée dans la chambre d'hôtel devant un match de basket de l'équipe locale, les Miami Heat, sous les pales du ventilateur, le meilleur allié, incontournable, dans toute la région. Elle n'est pas là, ou plus là, chez certaines personnes en effet, si exquises soient elles, la patience se perd assez vite. Quand je l’ai connu, je fus frappé par ses tétons dressés sous son t-shirt blanc, c’est ainsi, il y'a dans cette ville des choses dont on ne s'embarasse pas, de dessous féminins comme du temps perdu, j'apprendrai plus tard qu'il en va de même des hommes. Plus tôt, elle s’appelait Anna, d’origine serbe, elle essayait de faire son trou à Sobe (South Beach), alors le compagnon de route tout aussi désorienté qu’elle, qu’elle voyait en moi, avait sans doute un rôle à jouer dans son organisation, comme par exemple l’aider à y voir plus clair. Je pense que dès que nous avons commencé à parler un peu, je fus pour elle de bon conseil. La frustration de ne pas la revoir comme prévu m'a poussé alors à l’attendre sur le trottoir plus que de raison. J'ai fini malgré tout par revenir sur mes pas, la nuit ne faisait que commencer pour tous ces gens qui attendaient en ligne à l’entrée de discothèque où trois portiers-videurs au physique hors normes, disuassifs étaient postés. Mon appareil photo dans la poche de short, j’ai hésité, en noir et blanc, j'aurais fait une bonne photo, sur le vif, et puis la tête ailleurs, j'ai finalement renonçé. Le lendemain, je suis revenu au croisement de la 8ème rue et de Washington Avenue, mais sans pouvoir aller plus loin, des voitures de police, sur l’une d’entre elles l'inscription suivante : CRIME SCENE UNIT. J'ai sorti mon appareil, un type: - Hey buddy, don’t do that, the cops here are very upset. Soit. Je suis donc resté à l’écoute des gens autour de moi. - What’s up papi ? A une heure du matin, un type s’est fait descendre alors qu’il était en train de travailler, un des videurs de la boîte. Ceux précisément que j'avais trouvé photogéniques. Deux heures après mon passage au lieu de rendez vous, un homme a été abattu pour on ne sait quelle raison. Il n y a pas eu d’autres victimes ? Demandais-je. I don’t know. Je ne cesse de penser à Anna. Elle n’avait pas de téléphone portable. Depuis, tous les noms y passent, je ne me souviens plus de celui du Motel où elle vivait.

 

06/05/2006

Je pars

Minuit. Mon sac n'est pas fait. Je pars dans quelques heures. Un trajet qui prend la moitié d'une journée, avec une escale. Première nuit d'hôtel réservée. Après je ne sais pas. Une semaine en roue libre. Il y a bien une chose qui m'a marqué en parcourant le guide. Il y a un endroit reculé à l'extrémité du chapelet d'îles, où l'on fête le coucher de soleil. C'est donc là vers où j'irai. The shunshine state.

 

26/04/2006

Du repli

Garder le silence quelle étrange expression, c'est le silence qui nous garde.

17/04/2006

Premier jet ou pas?

Deux phrases en deux jours. Doute. Cette manie de revenir sur ce que j'écris. Constamment. Finir ce chapitre. Départ dans le train fantôme et les autotamponneuses.

08/04/2006

C'est mâle

C'est terrible comme lorsqu'après le plaisir l'ardeur peut virer à l'indifférence.

05/04/2006

X

Sourire de retrouvailles, un déjeuner avec X, tu es partie en vacances lui demandais-je, un classique pour qui veut apprécier le champ des possibles, combien de fois aura-t-elle dit nous c'est incroyable, ils partent deux semaines au bord de la mer, ils y vont avec une autre couple d'amis, je devrais partager sa joie, être témoin de son bonheur conjugal  dans le ravissement, et bien non, c'est que j'ai une histoire à commencer avec Y.

Rendez-vous dimanche.

04/04/2006

Equation à deux inconnues

Il se profile des rendez-vous décisifs sans nul doute des moments forts, l'un, mercredi midi, pour un déjeuner avec X, qui a su rappeler à mon souvenir l'invitation faite l'air de rien, l'autre, dimanche après-midi, pour une promenade à travers rues avec Y une soif à étancher. Je peux dire que c'est mieux parti avec Y mais le potentiel érotique de X peut très bien faire basculer mon choix, sans compter la connivence d'esprit que j'ai avec elle, Y n'est pas mal non plus, à tous points de vues, et tout se corse. Or ce qui me paraît décisif par dessus-tout est bien la différence que l'une pourra faire sur l'autre, où la séduction devient une affaire finalement de démarquage, mais plus important encore, la différence entre X et Y ne me semble pas tant la façon dont chacune se comportera que celle dont je les traiterai.

30/03/2006

Une émotion éphémère

La vérité du moment, elle pouvait bien vous échapper parce qu’en effet, vous ne portiez pas l’appareil photo qui allait avec. La vérité du moment, parce que donc, vous n’en avez tiré aucun cliché, jamais plus alors, elle ne saurait être pour vous une réalité tangible. Mais la vérité du moment vous pouvez néanmoins la trouver. Par une reconstitution de scène. Ce n'est l'affaire après tout que de votre mémoire vive. Rappelez vous. Le ciel orange, l’obélisque de la concorde, le trench coat au loin était votre rendez-vous. Et vous étiez le sien propre. Un jour de grève, tous les retards sont permis, et l’attente de l’autre peut alors se créér. De la vérité du moment, vous avez des fragments, par à coup, les mots prononcés, mais où était-ce ? Près du tapis roulant où défilaient des poissons crus? Dans la pénombre de ce bar où vous communiez dans le même alcool ? Les mots prononcés, à la volée, sur fond de musique electro-ethnique, ils vous reviennent en bouche, dans le désordre. Ce soir-là, il y a eu un rendez vous de pris, à votre initiative, pour aller ensemble au théâtre. Sa vie de tous les jours vous le saviez déjà, était faite de rendez-vous. Ses patients. Mais il en va des rendez-vous comme des habitudes, avec de bien meilleures que d’autres. Et bien sûr, vous seriez vous-même un rendez-vous faisant la différence ? Cette idée de théâtre, c’était parce que vous aviez envie de la revoir ? Mais que s’était-il passé avant ? Rappelez-vous. La vérité du moment vous a-t-elle seulement bousculé ? Vous disiez avoir passé un bon moment. Elle en avait dit autant si vous vous rappelez bien. Souvent, par le passé, dans un contexte similaire, vous étiez guidé par la seule règle du trompe qui peut, mais avez-vous au moins changé à ses côtés? Vous vous sentiez bien, vous laissant même aller à quelque confidence, sur vos écrits, mais avec toujours en tête, ce que la vie vous a appris, que s’oublier soi-même c’était s’ouvrir à tout. La vérité du moment, vous pouvez toujours tenter de la connaître, elle restera un souvenir. Moins vous la  regarderez en face et plus vous la posséderez, tout habité d’elle que vous serez. Vous avez été en prise avec des affections rationnelles, qui vous ont fait privilégier la volonté au désir. Il y’a un temps pour tout. La vérité, elle finit toujours par éclater. Il est entendu que vous la verrez, à nouveau. Rappelez vous. Une quinzaine de jours plus tard. La vérité du moment.

26/03/2006

Intimne conviction

Affronter les parapluies sur les trottoirs trop étroits, je m’y suis plié. Entre deux, j’ai vu M. à la bouche du métro, non loin de chez moi, pas souhaité qu'elle me voit, ce jour-là, j'étais en congé, ça voulait dire, aux antipodes de quelque servitude que ce fût. Elle m'aurait vu autrement, je veux dire, soi-même, ce n'est pas uniquement une image, non, c'était moi, derrière le masque professionnel, en trois dimensions, avec du relief, un autre discours, enfin non sans discours, avec les mots simplement que l’on a, quand on croise quelqu’un qu’on connaît. Bien incapable de l'aborder. Avec qui parlait-elle sitôt sortie du métro? Elle fait partie de ces personnes dont il est difficile de dire si elles ont opté ou non pour le renoncement. Aimer, c’estt en effet se montrer indisponible. Tout le monde n’y arrive pas. Je devrai estimer alors si elle vit dans le renoncement du jeu amoureux, c’est-à-dire dans l’amour exclusif ou au contraire dans le jeu des entreprises aventureuses. Parce qu'en effet, il n’est pas possible que quelqu’un ne l’aimât pas déjà.

19/03/2006

Contre l'état de fatigue

L'impression d'être seul, de celle qui vous arrange, tandis que les itinéraires de promenades sont en trafic dès que le soleil eût pointé, je la ressens, rue de Verneuil, à l'abri de la foule avide d'exposition. Alors je marche, entre deux lignes, je marche. Je croise des visages que je connais, et qui me reconnaissent, jusqu'à m'interpeller. S'ensuivra le récit de son voyage annuel, avec sa boîte, quatre jours, au sultanat d'Oman, ce n'est pas banal. Une autre personne ensuite, de celle qui vous fait faire des détours, à vous en faire perdre votre chemin, en réalité, j'ai pour moi l'avantage du terrain. Bientôt les lunettes noires de saison, et leurs verres protecteurs. J'ai diné avec mon ex, on s'est trouvé un point commun ce soir-là, la fatigue, mais de celle qui sépare. De même que la rêverie, la fatigue est en effet un obstacle à l'amour, car on perd de l'attention, pour celle ou celui qui vous accompagne.

-Tu écris quoi?

-J'ai la flemme de raconter.

Regarde

Si étincelantes,

Les jeunes feuilles, les feuilles vertes,

A la lumière du soleil.

16/03/2006

Excusez moi Monsieur c'est un tournage de film?

 

 

 

 

 

 

 

                                  

  22h35 - Boulevard Saint Germain et rues adjacentes

15/03/2006

Il est des au revoir qui veulent dire adieu

Du plus loin que je me souvienne il ne me semble pas avoir exprimé un jour le souhait, au traditionnel questionnaire de rentrée de classe, de devenir (nom de la profession exercée). Fanny voulait faire milliardaire.

Au soir des vacances scolaires d'avant le passage en sixième, j'ai quitté Fanny, sur le quai du Métro. J'ai quitté la ville, quitté les copains et finalement aussi l'espoir de la revoir jamais.

L’annuaire reste un précieux outil pour préserver les liens entre les hommes.

Alors je l'ai rappelé. Les milliardaires ne sont pas tous sur liste rouge pensais-je.

- Mais Fanny n'habite plus ici depuis longtemps, elle vit à Nantes, avec son mari, vous êtes un ami d'enfance?

-Oui c'est cela un ami d'enfance, un petit ami d'enfance, tout petit petit.

11/03/2006

Sous ses airs

 

Sur un air brésilien, gilberto gil, en ce mois de mars qui traine comme un boulet, je m'apprête à survoler ici et là un samedi qui sent bon le chrome d'Azzaro et dont il ne me reste plus qu'à consteller les rues étroites de ses effluves .

27/02/2006

The place to be

Comme elle se donne, tournée du nouvel album  - 

JEROME ATTAL

Rendez-vous :

Mercredi 01 mars 2006 à 20h Paris (Café de la Danse)

26/02/2006

S'afficher

JOHN- au CAB - février 2006

Autant de monde en si peu de place et pas un malaise, en apparence, nous jouons des coudes, face à moi, Molly, que je ne connais pas, en fait je ne connais personne, si ce n'est la maîtresse de cérémonie qui me présente comme un ami, dans un joli emballage, comme si j'étais un cadeau, et pourtant je ne m'offrirai à personne. Je n'ai presque pas dit un mot, en français, Molly est américaine, elle apprend le français, vit à Booklyn, un joli sourire qui tient la longueur, c'est une Mona Lisa, nous parlons de l'ampleur des blogs, cet étalage de vies privées qui regardent tout le monde, j'avais prévenu que je ne serai que de passage, il faut que je file, bonsoir, ailleurs, encore plus de monde, plus d'espace, la vie en grand, ça se goupille moins bien prévu, finalement en effet, on ne me rejoindra pas, j'hésite à y aller. Avez-vous déjà night-clubber uniquement en compagnie de vous même? A l'entrée du Cabaret je ne suis pas totalement seul, inscrit sur la guest-list, c'est que quelqu'un m'attend, bonsoir, vous rentrez par la gauche. Ces filles aux jambes longues et fines ne semblent peupler que ce genre d'endroit, je veux dire, je ne les vois pas autant dans les lieux publics, comme si elles étaient destinées à n'évoluer que dans des écrins, à la portée de vue des seuls happy few et guest-listés. Derrière ces soirées, il y a une constance, ce que je suis est un peu ce que je bois. Je me fraye un chemin à travers la foule compacte de danseurs sur un air funk un verre à la main, en direction d'un visage qui me parle, on ne se connait pas directement, je le suis dans ses tribulations, de loin, depuis un certain temps, ses affiches partout dans la ville non seulement il les colle mais en plus, elles sont toutes à son effigie; Lui, enfin l'affiche, c'est JOHN, et ça dure déjà depuis cinq ans. Le dernier venu dans l'art de la rue, dans la lignée d'une Misstic et ses pochoirs, de space invaders, de jerome mesnager et son homme blanc, de speedy graffito, boxer, une culture underground, de l'éphémère, ayant pour support les murs de la ville, avec ses prises de risques, confinée au confidentiel, mais avec JOHN, ça prend une tournure différente, il me dit que son image, à force d'affichage, est devenue comme un logo, une marque, identifiable; Ce qui m'intéressait dans sa démarche, c'étaient les questions que ses affiches, son image suscitaient, pourquoi tout ça? Quel en était le message? Il me dit que c'est un moyen de promotion de l'artiste qu'il dit être, et puis il veut associer son image à certains évènements, des pièces de théâtre, des soirées, des concerts, enfin c'est un peu compliqué, mais j'ai envie que ça dure, m'inscrire dans la durée. Il faut que je file, sur la banquette en cuir confortable du taxi, une fille qui ne tient pas l'alcool, de bonne compagnie, nous poursuivons le même chemin, elle abreuve le conducteur d'un gai-savoir sur les saisons, en pilotage automatique, nous l'écoutons avec plaisir, elle arrête la course un peu avant. La main qui tombe sur un bout de papier, au fond de ma poche, son numéro.

Tiens, je ne le lui avais pas demandé.

13/02/2006

Fermeture

12/02/2006

Lettre à louise colet

Ne songeons pas à l'avenir, ni à nous, ni à à rien. Penser c'est le moyen de souffrir.

05/02/2006

Sous-titres

Décidé à engloutir les films, entre deux, écrire, parce que cela m'a repris, mais en fait d'écrire, je réecris. Cisailler les phrases, améliorer la musicalité, soucieux d'esthétisme, je me livre à ce rite du "gueuloir" à la manière de Flaubert, pour tester le texte à l'oral. Il  reste que je dois avancer, la perspective me plaît, cette idée que je dois me rendre d'un point à l'autre, ça vous tient en éveil, pas un jour ne passe sans que je me dise "tiens ça c'est intéressant", cette phrase entendue au restaurant, ce mot dans le journal, cette scène dans le bar karaoké, quelles matières premières, je vous en remercie. Lorsque l'imaginaire tombe en rade, la réalité vous rattrappe, offrant de nouvelles issues, l'action du récit  peut repartir, parce que ce que je vis est aussi une aide à l'écriture, on dit souvent même des romanciers qu'ils font de la fiction-réalité, qu'ils écrivent beaucoup d'eux-même, du moins on s'en interroge toujours, le protagoniste, c'est un peu vous, non? Je réalise qu'écrire est en soi une histoire. Et ce "blog" pourrait peut-être prendre une tournure différente. Rendre compte de cette aventure bourrée d'inconnues, pourquoi pas. Parce qu'avec ce roman en gestation, je ne sais pas où je vais. 

Je n'en connais pas même le titre.

29/01/2006

Les affections charpentent l'homme

Une histoire, pas d'un soir, non, on s'est vus trois soirs, pourtant, nous savions que tout était fini d'avance. Le premier soir, le désir ardent nous conduit dans la cage d'escalier, tous ces gens qui passent devant l'immeuble, à faire frémir, la parole aux corps, dans le noir, le deuxième soir, à partager le même lit, jusqu'au matin frais, tu pars déjà? Oui lui dis-je, j'ai un train à prendre, Gare de Lyon, un réveil d'acier, aux couloirs froids, sans sonnerie indélicate, le troisième soir, ce n'est pas elle, je le sais, je le sens, d'instinct, pourquoi tenter absolument de tout expliquer? Je devrais maintenant justifier mes distances? Tu n'es tout simplement pas le sel, non, c'est bien trop dur, tu as le temps de répondre me dit-elle, par écrit. Une expérience dingue, on s'est connu, au coin d'une rue, il y a eu  ce passage dans le hall d'immeuble, la volupté, éphémère, l'impression d'être dans un film.

Une scène assez chouette, du reste.

24/01/2006

Touch touch touch

L’amour est aveugle, il faut donc toucher.

22/01/2006

L'écume des jours

Une semaine au blanc, neige et soleil, pistes qu'on dévale et qu'on sème, revenu du monde du silence, la ville et son traffic, je vous retrouve, retour à l'état de fourmi. Il y a toutes ces choses, ces personne laissées derrière soi, un temps, et que l'on retrouve, avec ou sans joie, peu importe, qui tapissent votre intérieur. Elles ne sauraient suffire, à votre insatiable appétit d''expériences. La retraite, aux sommets enneigés, a permis de prendre de la hauteur, hauteur de vue, sur sa vie, comme tout auteur, on veut soigner les développements, ne pas s'arrêter en chemin, insuffler un rythme, je ressentais il y a peu de temps, un essoufflement, une perte. Pour remédier aux carences, aux manques, à gagner, il faudrait alors faire des choix? Celui entre autres, de se lancer, à l'eau ? La flaque elle même connait ses propres remous, et jamais rien donc ne pourrait se faire sans vagues? Tant de filles à aimer ne pourraient vous laisser indemnes?

Une seule suffirait, à vous laisser intacte.

08/01/2006

Une fille de joie

Une jeune fille aux yeux humides. J’ai toujours été intrigué par ces personnes qui pleurent au vu et au su de tous. Qu’est ce qui fait que subitement elles ne se contiennent plus ? Un chagrin d’amour, la perte d’un être cher? La fille au rimmel qui coule sur les joues, j'aime à penser qu'elle pleure de joie, même si c'est à force d'imagination.

 

05/01/2006

Le meilleur, devant nous

Plus que trois cents soixante jours et puis l'on remet ça, le nouvel an.  D'une saint Sylvestre à l'autre, combien de filles aurai-je fréquenté de près parce que de loin ça ne compte pas, par rapport aux doigts de la main. Lorsque j'aurai fini d'être comptable de ces évènements-là, alors je pourrai me dire que l'année fut bonne, qu'une année, aimer une et une seule femme, à vous en faire oublier toutes les autres, toutes les peines perdues ou les bohneurs pas assez grands, c'est formidable. On n'a pas idée comme quoi ce dont on se réjouit peut dépendre des autres à ce point. Ils sont des intempéries ou des anticyclones dans l'atmosphère de votre existence. Ce que l'on pourrait me souhaiter m'a-t-on demandé, ce seraient ces rencontres qui vous font l'effet d'une bourrasque en plein milieu tempéré. Etre remué, secoué, car quand un coeur chavire, le jour de l'an, on a soudain le coeur moins lourd.

31/12/2005

Les années paires ne connaissent pas d'impairs

 

Bonne année à vous...

 

27/12/2005

Du côté d'Epicure

Il y a l'impassibilité (ou apathie) dans la liberté stoïcienne. Libéré de l'aliénation par la droiture du jugement, le sage n'éprouve aucune des maladies de l'âme, les passions, que le stoicisme réduit à quatre: le désir, la crainte, le plaisir et la douleur. Mais cela ne veut pas dire que le sage a un coeur de pierre. Pour ne point subir d'affections passionnelles, la sagesse connaît des affections rationnelles, les "eupathies", qui expriment la plénitude d'une affectivité gouvernée par la raison. Le sage substitue par exemple la volonté au désir, la prudence à la crainte.  

L'apathie stoïcienne n'est pas l'état de rocher, de mannequin inerte, elle est eupathie, joie et jouissance d'une vie purement rationnelle.

 Ainsi je peux être atteint par l'éphémère émotion, mais non par la passion dont l'enracinement dans le coeur est durable. L'apathie n'exclut pas la sensibilité.

 Le sage selon Sénèque n'est pas moins affecté par les coups du sort qui lui arrachent des larmes et des cris de douleur, sauf qu'il les surmonte très vite pour rétablir dans son âme la constance de la vie rationnelle.

Ce qui caractérise cette philosophie c'est aussi l'absence de troubles, l'ataraxie, la tranquilité de l'âme par la modération, un état de profonde quiétude.

Aujourd'hui, je fus pris de trouble, non sans plaisir, et de cette intranquilité-là, j'en redemanderai, encore et encore, c''est toujours la même chose qui passe...

La raison s'envole alors...

16/12/2005

Tous les matins du monde

15/12/2005

Extra-ball

Les taxis en maraude, les facades d'immeuble qui s'assoupissent, la fluidité gagne les artères, les regards qui se croisent, aux feux du désir, voir sans être vu, les sourires furtifs, cette femme, à l'arrière de la berline qui nous dépasse, un désir à toute allure, Paris se couche, au loin déjà les entrechocs de flûtes, le brouhaha des conversations, les pains sans surprises, sur le pas de la porte, les choses sérieuses, graves et pesantes viennnt encombrer le palier, à l'étage, le millésimé est le véritable traître, je ne marche déjà plus doit, que nous reste-t-il ? Un jeu en prolongations, repousser le plus tard possible le moment d'éteindre la lumière, une seconde chance.

26/11/2005

Dans le lagon bleu

Il y avait cette soirée où l'on devait se voir, sous un nouveau jour. Un décor sublime. Le café Carmen. http://www.cafecarmen.com/carmen.html.  Les caïpihrinas ont rendu l'élan possible. Comme souvent. Faute de quoi je n'aurai été qu'un miroir, où vous vous seriez mirer. L'élan vers vous, que je connais à peine, et que je cotoie, depuis un an. La parole fut libre ou presque. Parce que au moment où l'on se relâche, le jugement reste lui bien en veille. Se tenir. L'open space de la salle de réception, tel celui du bureau reste un observatoire. La rumeur se propage. Nous formons un cercle restreint, ou croyons l'être. Pas de barrière de corail. Les requins de la haute finance peuvent se faufiler. Dans le lagon bleu. Des personnes formées pour travailler l'argent, aux goûts dispendieux, qu'une très belle voiture attend. L'orchestre est au diapason. Sourire de rigueur. Des brésiliens. Tout est Brésil. Les danseuses à la plastique parfaite. Salome de Bahia. Un discours. "C'est le jour de la Dinde". Les musiciens sont dubitatifs. Oui il faut rappeler que l'on fait tous partie d'un groupe anglo saxon maître de l'univers, et qu'à la maison mère, donc chez nous, c'est aussi Thanksgiving. Nous sommes les premiers à fêter cette fin d'année. Les résultats sont bons, nous sommes des cadors, en plus d'être beaux et très brillants. Bientôt le deuxième plus grand groupe financier du monde. Derrière Bank of America. Devant citigroup. Détrompez vous. Je ne suis pas sûr d'être de la partie. J'en veux pour preuve, le bracelet porte bohneur qu'on nous a attaché à l'accueil. Ce matin, j'étais le seul à l'avoir gardé. Au poignet. Du Brésil, vous en avez surtout retiré que c'était un marché émergent, sur lequel il fallait investir. Le bracelet. J'ai fait un voeu. Il devrait se réaliser dès que le bracelet se dénouera. Par l'usure. Parce que en effet, beaucoup de choses se passent, après usure. Est ce que les voeux se réalisent ? La main de l'homme n y pourrait rien changer. C'est une histoire de coeur.

12/11/2005

Vers l'hiver

Pas la moindre chose... 

D'aucune sorte ne bouge... 

Dans la nuit de givre...

06/11/2005

En attendant

                                                                                                                                                                 Je marche seul Boulevard Haussmann, les enfants reluquent les vitrines sexy, les passants font les trottoirs, et pourtant les commerces sont aujourd'hui maisons closes, alors simplement là pour les décorations de Noël? Il semble que oui, et le décor en vaut il est vrai le coup. 

04/11/2005

Je l'ai retrouvé

Quatre ans en absence. Une fille rare.  Je n'arrive jamais à l'heure, une demi-heure à guetter sa silhouette, parti en reconnaissance. Tu es donc revenue. Je suis au téléphone quand elle arrive, à mes côtés, le sourire qui s’impatiente, nos regards prolixes, couper court à la discussion, il s’agit à présent de nouer un lien jusque là défait. Elle a ce pouvoir bien particulier, propre aux femmes de charme, de faire marcher l'imagination de ceux qui la regardent. Avec elle déjà j’ai pris mille chemins. On s’est retrouvé réellement au moment de se quitter. Appelle moi. Tes lèvres me font aussi mal que ces mots en panoplie de légèreté, je ne me vois pas trop habiter Paris, à Londres, peut-être. Ta présence est une écorchure, mais il y a la volonté, te revoir, elle rentre chez elle au mois de mai, ce printemps, je serai une feuille sur un talus.

28/10/2005

Dans le coeur de la nuit

A cette soirée en traînant des pieds nous nous sommes rendus, peu amènes, parce qu’une certaine fatigue nous gagne, on finit par ne plus rien espérer des autres. Parce qu’aussi les personnes croisées ces jours derniers se sont montrées sans surprises, je n’avais en effet aucune raison de croire que ce soir-là quelque rencontre que ce soit puisse me remuer d'une façon ou d'une autre. L’étonnement parfois alors vient s’immiscer, dans l’interstice, dès l’instant où l’alcool parvient à annihiler les sens, à faire tomber les masques ridicules. Curieuse communion des êtres, frères et sœurs de champagne, peu importe qui nous sommes, pourvu qu’on ait l’ivresse, que la chaleur humaine provoque les pires insolations, de quoi juste reprendre des couleurs. Faire bonne mine. L’impression d’être parti en villégiature. Le cercle des leveurs de coude est de la meilleure compagnie, de quoi vraiment se sentir bien, je vous connaissais à peine, nous avons dû entrer en compétition, un concours de danse, c'est drôle, un cavalier pour chacune, gestes suggestifs, nous transpirons la sensualité, sous les spots, l’érotisme se conjugue à tous les temps, et cette fille en est le verbe incarné. Les voyages en Inde ont bouleversé telle autre, devenue adepte de tantra, de méditation, elle nous fait s'asseoir, on se prend la main, les yeux fermés, elle passe, l’énergie, du moins avons-nous tous l’envie d y croire. Et il est tôt, quiétude d'un matin frais, le canapé se partage, quelque fois avec X, c'était hier, nous nous étions vus, au plus près, il a fallu ainsi qu’il pleuve pour qu’on se soleil. La sentir, allongée devant moi, nos doigts s’entremêlant, sans le reste, nous nous voulons à ce point. Un moment noyés dans l’innocence. Comme un premier amour. Je ne m’attendais pas vraiment à ça.

23/10/2005

Les ailes du désir

Ce n'est pas la peine de prendre chaud,

Pas d'autre choix que celui d'écourter le circuit.

Frôlement de manches sans effet,

Pourtant j’ai cette faiblesse,

Ne pas bouder.

Les jeux de mains,

Sans lendemain.

22/10/2005

Un début à tout

Je ne veux pas me satisfaire de ces histoires qui commencent qui se consument et telles une montgolfière qu'on déleste vous échappent. De charmantes perspectives se pointent, déstabilisantes, et vous fragilisent. Des rendez-vous avec les gestes lents et les accélérations,  du flux sanguin, à son toucher, et l'odeur du vétiver, dans son cou. Passer d'un continent à l'autre a  formé votre jeunesse. Tout à coup alors, je vous parais bien loin mais n'est ce pas l'amour qui finalement tous nous dépayse ? Une histoire à la vie longue, mais est-ce seulement dans l'air du temps?

14/10/2005

Autrement

J'entretiens des relations de proximité avec des gens que je n'ai jamais vu, que je ne verrai sans doute jamais. Leurs voix me sont familières, je parle avec elles souvent, plus fréquemment même qu'avec mes proches, ici et là. Sur le lieu de travail donc, on ne se fait pas forcément des amis, mais des affinités peuvent exister, avec entre autres ces êtres invisibles, au bout d'un fil. J'ai entendu dire qu'au terme d'heureuses années de collaboration, au téléphone, un tel a fini par rencontrer telle autre, qu'ils se marièrent, et que peut-être également, des enfants nacquirent du combiné. J'ai noué ainsi des rapports chaleureux, gouvernés par la franchise et l'échange de connaissances. Il y a cette femme, avec qui je parle, dans sa langue maternelle, et qui me dit-elle, doit passer à Paris les semaines à venir. Lorsque sa ville fut élue, pour accueillir les j.o 2012, elle avait eu un mot gentil, parce que nous correspondons aussi par écrit, les mots qui restent, "finalement vous avez gagné, car vous ne connaitrez en effet ni les nuisances sonores ni les hausses d'impôts causées par ce  type d'événement. Best regards."J'ai aussi des relations plus conflictuelles, dans un registre relevant de la pure autorité, où battre le fer est un moyen de communiquer, où baissant la garde l'un cède à l'autre à court d'arguments, sans autre choix des armes, l'abandon alors nous gagne, avec cette force du paradoxe qui fait que l'on se rapproche, que l'on devient les meilleurs ennemis du monde. Avec eux parfois je m'époumone, à se châtier on doit pourtant arriver à s'aimer, j'ai fini par devenir aussi réceptif à l'inclinaison de votre voix qu'au simple battement de cils de la collaboratrice me faisant face.  Vous êtes peut-être l'une de ces personnes que je croise dans les couloirs de métro, peut être qu'un jour, je vous reconnaitrai, mais il faudrait qu'au moins ce jour là on se parle ?

10/10/2005

Sur les murs

Je rentre dans une galerie d'art place des Vosges un peu par hasard mais en fait de hasard, il est plus question de rencontre. Nous allons bientôt fermer cette galerie. C'est à terme me dit-elle le sort réservé aux galeries d'art, il n y aura bientôt plus que des courtiers en art. La peinture va devenir quelque chose d'élitiste, il faut s'être fait l'oeil avant, acheter une toile n'est plus dans les moyens du tout venant, et puis les gens ont d'autres priorités à présent. Derrière les toiles la situation d'hommes et de femmes paraît mise à mal à une époque paradoxalement, où l'on n'a jamais vu autant de monde se ruer aux expositions. Mais ne serait-ce pas là la reconnaissance de l'Histoire de l'Art plutôt que celle des artistes? Je lui parle de mon idée de roman, une intrigue dans le milieu de l'art, le pari d'un homme. Je croise plus tard, N., artiste-peintre d'origine russe, qui m'avait offert l'une de ses toiles, ma première huile, elle expose ce mois-ci; Apparaitre, dans ce métier, est déjà un succès. A leur contact chaque fois je prends de la matière comme de la glaise que l'on modèle. Et mes mains sont chair.

02/10/2005

Night with white satin II

Nuit blanche. Elle m'avait déjà inspiré une note, il y a un an, au commencement. Samedi sous haute fréquentation, en mode veille nous étions nombreux à rester debout aux "cahiers de Colette", librairie de la rue Rambuteau, des écrivains de renom s'y succèderont, pour se lire, dans un micro, des chapitres de leurs romans, dont ils maîtrisent évidemment la musicalité. Houellebecque doit passer, vers 5 heures du matin, je serai parti juste une heure plus tôt. Colette est aux petits soins avec ses écrivains, venus fidèlement, presque pour elle, ceux qui à leur passage laissent des ornières, et qu'une masse silencieuse de lecteurs suit, ou suivra. Olivier Rollin lit Lautréamont, avec autant de verres de blancs dégustés entre les lignes l'exercice est toujours plus délicat, Samuel Benchetrit le sait, "nous allons faire une lecture à deux voix". Rollin nous parle de son admiration pour Claude Simon "au style épique, et rapshodique", Weyergans n'a plus de voix, Besson se lit, et  donne envie de continuer la lecture, seul. Il pleut, encore une fois. Les nuits passent et ne se ressemblent pas. Je disais, l'écriture n'est peut-être pas ce qui fait me lever tôt le matin, mais elle est en tout cas ce qui fait me coucher tard le soir. Il me reste des lignes à noircir ailleurs, appréhender l'immensité du monde.

26/09/2005

A l'essentiel

Le club des vingt. Ces tennis, je n’en avais pas spécialement besoin, mais ne doit-on pas laisser la place aussi, à l'improbable, ce qui ne devrait pas arriver, et qui pourtant vous satisfait ?

 Elles sont d’origine. Début des années 80. Un cuir de cette qualité, on n’en fait plus .

Des rééditions sur ce modèle il n y en a pas .

Le type m’explique que la mode du rétro a commencé il y a dix ans au Japon et à New York, qu’il a commencé à s y intéresser il y a cinq ans. De ses voyages, il a rapporté pas mal de paires. Les modèles féminins sont les  plus faciles à trouver. En 43, c'est rarissime.

Sa boutique se trouve dans le Marais, où j'avais décidé de marcher samedi après-midi.

C’est quand Nike a sorti la Wimbledon de Mac Enroe que Converse a décidé de contre-attaquer avec la Weapon All star, ce modèle, il y’a peut être vingt personnes qui en portent sur Paris.

Ce ne sont pas des chaussures, c'est une histoire qui trône sur la moquette.

 

19/09/2005

Nager sous l'eau les yeux ouverts

Ouistiti. La capture est décidément dans l’air du temps. Photo, caméra, téléphone, le passage au tout numérique a crée un vaste safari. L’image permet de fixer un souvenir, de se tourner vers le passé. D’un voyage, d’une fille qu’on a aimé, d’un parent, on ne saurait désormais avoir de souvenir vague.
J’ai trouvé un jeu qui prend au fur et à mesure la tournure d’un défi. Prendre une photo, à travers les persiennes de ma fenêtre. Champ de vision réduit, un trottoir, un immeuble, rien d’autre. Et là, c’est le miracle de la vie. Un renouvellement perpétuel d’actions, de scènes, de personnages, en si peu d’espace. Je me dis pourtant que bientôt, j’aurai fait le tour de la question, que je ne pourrai plus rien surprendre qui soit nouveau. J’en suis venu à cette constatation qu'il faut un véritable travail, sur son propre regard, pour que la vie vous saute à la gueule avec éclat, et vous enchante continuellement.
Un seul regard suffit.

http://moshi.canalblog.com/

16/09/2005

Qu'est ce qui se passe

Stakhanoviste. Les sollicitations se font plus nombreuses, une solide implication est en train de naître, les mots, ceux de la profession, je parviens à en maîtriser à la fois le sens et la portée, au moment où je quitte la tour, les informations du soir ont déjà commencé, je ne me reconnais plus, dans leurs regards. Le travail est un squatteur que je peine à déloger. Qu'est ce qui fait que je tienne ainsi ? Est ce que cela va durer? J'explore un nouveau terrain. Il y en a tellement d'autres. Chacun d'eux, l'un après l'autre.

11/09/2005

Nouvel Album de Jerome Attal : Sortie nationale le 10 octobre 2005

http://www.jerome-attal.com/

Ce précieux Album, vous le trouverez dans les bacs, en première ligne, à la pointe,

Vous pourrez vivre une expérience heureuse, sur scène, tous les lundis du mois d'octobre, au Réservoir,

Il est sûr que l'on s'y retrouve, chaque fois,

Il y a aussi l'avant-goût::

Toutes les planches contact du shooting pour la séance photos de l'album Comme elle se donne, seront exposées dans le magasin Sonia Rykiel de la rue des Saints-Pères (Paris) à partir du 15 septembre. Dans ce magasin sur écran plasma sera diffusé en avant-première le clip de la chanson Comme elle se donne réalisé par Frédéric Taddéi avec Marie Denarnaud et Vahina Giocante.

A chaque rendez vous,

Vous serez attendus.

07/09/2005

Je vous connais

Aujourd'hui encore j'ai pu constaté que je connaissais beaucoup de gens. De vue. Il suffit que je les vois une fois. Après je les retouve, dans le métro, la rue, chez un commerçant, dans un concert, n'importe où. A la recherche de mon chemin, étais-je vraiment perdu ? Je demande à la personne qui marche près de moi la rue Desaix, deuxième à droite, soit. Je pense que je vais vraiment vous étonner, en fait je vous connais, de vue, du moins. Ah bon? Oui vous étiez à la Fac de Droit. Oui c'est vrai. C'était il y a des années. Je stocke ainsi je ne sais où des visages, des cous, des épaules, des poitrines, des jambes, des fesses, des bras, des regards, des bouches, des nez, des yeux, des oreilles. A leur vue parfois je fus émoustillé, l'émotion crée alors le souvenir et les souvenir se logent durablement dans la mémoire. Mécanique parfaite. Il a fallu que je le lui dise. Que je me rappelle très bien d'elle. Elle n'a pourtant fait q'une année là bas. A cet instant, le coeur palpite, normal, sans quoi vous ne seriez qu'une simple machine. Je me suis retenu de lui dire autre chose. Elle aurait sans doute été effrayée. Je l'ai déjà vu avant, l'année dernière peut être, je n'en sais rien, sur la ligne une et plus récemment, place du Palais Royal. Elle fait partie de ces gens que je croise et que je sais que je vais revoir. C'est certainement irrationnel. Mais pour les revoir, il suffit parfois de juste y penser. Une fille que l'on garde en soi. Moins je l'ai vu, et plus je l'ai possédé.

31/08/2005

Mon compagnon de route 2

On fonctionne différemment dans notre rapport au plaisir, le plaisir de lire un roman qui nous plaît. Certains dévorent, en une traite, d'autres, font durer le plaisir. Je suis comme ces derniers, à lire, par injections plus ou moins espacées. En ce moment, c'est la lecture de "Gilles" (P.Drieu de la Rochelle) que je prolonge.

-Qu'est ce qu'il ya ? demanda la voix angoisée.

Le mensonge s'offrait à lui, ignoblement facile. Au lieu de dire: un emppêchement, il scanda:

- J'ai eu envie d'être seul.

-Vous auriez pu me téléphoner, osa la voix sur un ton très doux et très timide reproche. "Faut-il qu'elle ait souffert pour me faire l'ombre d'un reproche", songea-t-il. Elle avait souffert, elle allait souffrir, la souffrance allait entrer par lui dans ce destin; Lui qui ne connaissait que la mort entrevit la crauté de la vie.

29/08/2005

C'était bien ?

J'ai raté l'avion. Passé l'heure limite du check-in. Et puis l'avion est déjà au large. Il faut s'inscrire sur une liste d'attente, pour le prochain départ. Ce jour-là il n'y a pas d'autre vol. Alors je dois changer de cap. Prendre la direction d'une ville mitoyenne, la plus proche possible de mon point d'arrivée. Après vous pourrez prendre le train, il y a à peu près 200 kilomètres entre les deux villes. Le train. La pluie frappe sans répit les vitres du compartiment. Autant se laisser gagner par le sommeil.  Je parviens à l'hôtel tard. Un tour en ville malgré la fatigue, l'envie d'en finir avec cette journée. Il était dit que je ferais connaissance avec elle de nuit. Pour seule ligne de conduite, le hasard. Se livrer entièrement au hasard. Se perdre. Se détacher de ses repères n'a rien de rassurant. Mais j'aime ça. C'est ce qui m'amène ici. Aller à la rencontre de ce que je ne connais pas. Même pas en rêve. Des touristes sud-africains me disent qu'ils quittent la ville ce soir même. Ils sont arrivés ce matin. Il est vrai que tu es bien sale. Ou alors les services municipaux de ramassage des poubelles et de nettoyage sont en grève. Faire local. Je ne suis pas un touriste. Je manque de me faire écraser à plusieurs reprises. Je me renseignerai dès mon retour. Les accidents de la route. Des feux il  n y en a pratiquement qu'aux carrefours. Les autos comme les piétons marchent aux nuisances sonores. Les klaxons. Mes sens à l'affût il y a ici et là des détails qui sautent aux yeux. Tous ces drapeaux arc en ciels aux fenêtres des habitations, pour la paix, bien que la guerre d'Irak soit déjà passée de date, toutes ces églises qui laissent deviner une certaine ferveur, me font penser que les habitants de cette ville doivent être des gens biens. En fait je découvrirai qu'il n y a pas de grève, pas de musées à visiter, les salles d'expositions sont fermées, pour manque de personnel. Rien d'autre à voir que ces clichés qu'on peut avoir de cette ville, et qui sont fidèlement véhiculés à travers les cartes postales. J'ai pris souvent le bateau. La mer est beaucoup plus verte ailleurs. Des îles entre autres où la nature apparaît dans un écrin. Ce voyage, je le sais, en laisse préfigurer un autre, plus décisif.  J'ai l'impression de perçevoir les événements avec une acuité surprenante, pourtant je n'ai pris aucun hallucinogène. Une phase d'égoïsme vient de prendre fin. J'avais souvent cherché et obtenu d'être seul. Des moments de bohneur j'en ai connu des mémorables, d'impérissables, seul. J'ai toujours été ambitieux, ambitieux de bohneur. Alors oui, oui c'était bien. Mais j'en suis intimement persuadé, maintenant que j'ai obtenu le certificat d'aptitude au partage à l'issue de ce séjour, il est des tas de choses que je ne veux pas garder pour moi uniquement. Regarde le plafond de l'aéroport, tu vois ? Tu vois ce truc au plafond ? Tu sais ce que c'est ? C'est un ballon, la tête de Mickey gonflé à l'hélium, qu'un enfant à laisser s'échapper. Cette chose insolite, au plafond de l'aéroport, et que personne ne semblait remarquer, je ne voulais pas être le seul à la voir, pas le  seul à sourire, en voyant la tête de mickey, au dessus de nous. Je voudrais désormais pouvoir ainsi lever la tête. Avec toi. Sourire. Avec toi, qu'encore je ne connais pas.

21/08/2005

Gone with the wind

Départ dans quelques heures. Vers cette ville qui a hanté Alexandre Dumas. Sans doute les aéroports sont les antichambres du plaisir. Je vous dirai ça. Dans une semaine.

19/08/2005

In the air

Bien entamée cette semaine de rupture, avec les matins difficiles, les chemises qu'on défroisse, les dossiers empilés, et le reste. La première étape est le délestage, s'accomoder d'un rythme de vie où le temps cette fois m'appartient, avant l'envol, partir en cure de lumière, se laver le regard et bâtir, des souvenirs. Je devrais partir dimanche ou lundi. La voie des airs d'habitude si sûre n'a jamais fait autant les unes, macabres, avec ses crashs, et ses boites noires qu'on attend de faire parler. Un type dans le bus: - " Moi je dis, ce sont les avions qui vieillissent". Demain je prends mes billets et là où je vais, il n y a pas de trains qui y mènent. Mon désir d'en voir de toutes les couleurs de toute façon l'emporte sur toutes les appréhensions. On a toujours un bateau dans le coeur.

15/08/2005

Sur les pavés

Retrouver ce que l'on a perdu doit figurer à l'inventaire des moments heureux. Mon passeport se trouvait dans la poche de mon sac de voyage, prêt à l'emploi, à sa place, déjà, à se demander qui de nous deux était le plus perdu. Du désordre qu'on décide un jour d'endiguer, surgit parfois ce qui avait de plus enfoui en soi. Une photo. Marie dans un de mes t-shirts, au saut du lit, une fille qui a compté vraiment, sous une montagne d'outils, en vrac dans un tiroir de commode, de ma mémoire. Je passe le plus clair de mes journées dehors. Hier sur mon parcours, quelques clichés sur les pavés, la plage. Une fillette en maillot de bain rose et la mer est si loin. Ce dimanche nous avons pris la route, que c'est beau le périphérique sous la pluie, un concert d'essuie-glaces à contre-temps, un arrêt à une station-service, il faut courir, vite à l'abri, puis derrière sa ceinture, la radio et ses airs qui vous renvoient à vos propres souvenirs. Regagner le temple de l'aménagement intérieur. De retour, à planter des clous. Elle soffre à moi. La nuit, devant.

12/08/2005

Silhouette

 

Il est au téléphone, mon polaroid est à découvert, un signe de tête, il prend la pose, nous nous comprenons, au premier regard. C'est un février plutôt froid, le mois des Césars, demain, il aura le sien propre. Je pense au nombre de fois où l'on a pu figurer sur une photo, sans jamais se voir, sans savoir même qu'on est rentré dans le champ, un court instant a suffi. Cette photo, Daniel Auteuil ne la verra jamais. De même que je ne me verrai jamais sur les photos de vacances de cette japonaise, derrière qui je suis passé aujourd'hui, et que son compagnon tentait d'immortaliser dans le cadre. Je finirai rangé dans l'album, quelque part, dans une province d'Osaka. 

Mat ou brillant.

09/08/2005

Relâche

Je croule. Des dates. Des gens à contenter. Parce que c'est fini, ce qu'on vous rabachait, vos parents, vos maîtres d'école, ça ne marche plus, le travail pour soi. Une pression qui me suit partout. Une journée n'y suffit plus. J'en prends pour la maison. Du boulot du boulot du boulot. L'accalmie doit venir Vendredi, tard, un jour qui ne m'est jamais paru aussi loin. Après. Des jours à rien foutre, n'importe où, quand je veux, comme je veux, avec qui je veux, retouver ce foutu passeport. Du temps pour soi. Des dates. Des gens à contenter. Si peu.

 

Vendredi ou la vie sauvage.

 

08/08/2005

La nature a horreur du vide

Ces derniers temps il y a eu beaucoup de repli, de renonciations, de solitude, d'intensité aussi. J'ai fini d'écrire. Pris par le temps, j'ai dû écourté le récit, ranger les mots qui ne serviront pas. Ils trouveront refuge ailleurs ce n'est pas grave. Puis le vide s'est invité chez moi de toute son envergure.

Il  faudra des acrobaties provisoires pour maintenir la tête dans les étoiles.

07/08/2005

Courrier des lecteurs

J'ai reçu ce mail aujourd'hui...

 

"Votre note du 14/07 Marie-Jeanne...Jeanne-Marie voilà ce à quoi tout cela me fait penser...

  • Allo

     

  • Allo

     

     

  • Marie ? Marie, c’est toi, Marie ?

     

  • * *

    *

    Et j’ai raccroché. Non. Non, ce n’est pas Marie. C’est qui Marie ? Qu’est-ce qu’elle a Marie ? Non, Marie, ce n’est pas moi.

    Et j’ai pleuré. Pourquoi c’est une autre ? Pourquoi Marie ? Pourquoi est-ce que moi je compte pour du beurre ? Je suis là pourquoi alors ? Mais pourquoi ? Je ne suis rien ? Je m’en rends bien compte. Je le vois bien. Marie, pourquoi Marie ? Non, ce n’est pas Marie. Ce ne sera jamais Marie.

     

    * *

    *

    Jusque là j’ai tout accepté. Jusque là j’ai donné sans retour. J’ai aimé ne pas compter. Nous nous écrivions ou plutôt je t’écrivais et tu répondais. Nous nous téléphonions ou plutôt je téléphonais et tu ne raccrochais pas. Tu disposais. Marie n’est plus là ? Alors moi non plus.

     

    * *

    *

    Je n’ai plus écrit ni téléphoné. Tu comprends j’étais en grève en quelque sorte. Tu n’étais pas affecté. Pas de regret. Pas de désolation. Et puis un jour il y a eu ce texte, ce texte si mignon. Etait-ce pour Marie ? Je ne sais pas. Tu souffrais qu’on ne se soucie plus de toi. Marie ne se soucie plus de toi ? Que c’est joli un garçon qui souffre. C’est ce qu’il y a de plus beau au monde un garçon qui souffre. C’est beau, que c’est beau, ton ton suppliant, cet appel sourd, Marie, Marie, es-tu là ? Marie, Marie, regarde moi… Marie, Marie, écoute moi… Marie, Marie, Marie… Marie n’est plus là ? Bien fait pour toi. Est-ce que tu caresses la bouteille ? Est-ce que tu te réveilles la nuit en désarroi ? Est-ce que tu tapotes l’oreiller froid ? Est-ce que tu te lèves pour éponger ton visage en sueur ? Est-ce que tu n’arrives plus à retrouver le sommeil ? Est-ce que tu ne tiens plus debout le matin ? Est-ce que tu te de mandes ce que c’est le bonheur ? Est-ce que tu trembles un peu ? Est-ce que tu pleures ? Oui, c’est ça, est-ce que ça te dirait de fermer les yeux pour toujours ? Est-ce que tu voudrais ne plus avoir mal ? Est-ce que tu penses à Marie ?

    * *

    *

Souffre. Souffre. Souffre. C’est mon bonheur désormais"


Tourner la tête