04/05/2008

Improvisation

Pieds nus

La fille est là, je veux dire, elle a une présence, assise en bord de quai, surplombant la Seine. En arrière-scène. Elle partage son temps avec un romancier, je ne sais quel auteur, qui la transporte, ailleurs, tandis que devant elle défilent les péniches avec parfois, à la volée, les commentaires d'une visite guidée, en croisière ... "la gare d'Orsay, qui acheminait autrefois les trains dans le midi de la France, abrite aujourdh'ui des oeuvres du 19ème siècle... "Le temps ce jour exige la tenue légère d'un printemps qui a cessé d'hiverner, pantalon blanc, haut blanc tendance abstraction figurative, on dirait des fleurs. Du blanc encore, jusqu'au bout des pieds.

Une énigme aussi, jusqu'au bout des blancs.

21/04/2008

Mes mains sur tes hanches

Le souvenir de certaines personnes peut infuser dans votre existence, laquelle, malicieuse, peut si ça lui chante, se mettre au diapason de votre pensée. C'est de cette façon, par exemple, que celle à qui vous pensiez un moment donné peut très bien surgir quelque temps après dans votre quotidien, à la croisée des chemins, au matin d'un printemps qui hiverne. Alors bien sûr, vous ne voulez pas en rester là, parceque se trouver ce n'est pas réellement comme quand on se retrouve.Se retrouver. Où? Devant xxxxx. Devant xxxxx? Tu sais que c'est là qu'on s'est rencontré la première fois. Oui je sais. La boucle et bouclée dit elle. Il aura fallu trois ans donc. Trois ans pour dire que la boucle est bouclée. Et après? Après, quand la boucle est bouclée, cela signifie qu'un lien est opéré. Un lien? Oui, on est tous plus ou moins lié à ceux qui nous entourent. Soit. Cest alors tout naturellement qu'elle passe chez moi. Aves ses postures, à califourchon sur le tapis, aux fenêtres ensuite telle une sentinelle aguerrie au qui va là? Puis accoudée au bar, sur un perchoir, sans cesse en mouvement, d'une pièce à l'autre. Enfin, assis côte à côte, sur le canapé, au milieu du silence, il ne se passait rien, ou plutôt si, il se passait quelque chose. C'est au toucher que l'on dit avoir retrouvé une clé, perdue, un peu comme on se retrouve.

25/09/2007

PREMIER ROMAN de la RENTREE LITTERAIRE 2007

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 Rideau de verre" de claire fercak - Verticales

04/09/2007

Wait and see

f56dcc0406287a94209a28be3670bdef.jpgRevenir à l'écriture. Ici. Parce qu'ailleurs, cela continue, mille pas en avant, 999 en arrière, c'est la façon dont je progresse malgré tout dans l'écriture de mon roman.

J'ai passé le pas de la porte du bureau de la responsable des ressources humaines. Les gens qui passent dans le couloir jettent un oeil, se disant que je serai le prochain, à démissionner. Il fallait que je fasse part de mes interrogations, sur les perspectives d'évolution, mon devenir. Elle me glisse que je suis apprécié, me demande ce que j'aimerai faire que je ne fais pas déjà. Je ronronne. Des ouvertures dans le groupe, elle va s'y pencher. Worlwide. S'attendre à une convocation de ma responsable. Demain. Une porte à prendre. Et ce trac. Le visage, théâtre de la pensée, à sa merci. Rideau.

Dans le wagon déserté qui me mène à l'Ouest, une fille en face, un (drapeau) foulard blanc attaché, à son sac. En paix avec elle même. Elle en a l'air. Je sors un stylo mon carnet noir Moleskine. Un réflexe qui s'était un peu engourdi ces derniers temps. Elle porte des chaussures vertes. Vert. la couleur de cet été. Selon un certain cabinet de tendances. L'été, dernière nous. Je vais le retrouver cependant, bientôt, sous d'autres cieux. Une île du Pacifique. L'été sera chaud. J'aurai voulu lui parler. Vous (tu) savez (sais), j'ai une décision à prendre, pour mon boulot, je suis à un tournant, que feriez vous à ma place? A la recherche de bonnes oreilles. Je lui glisse que ce soir j'écrirai. Sur elle. Un peu. Merci me lance-t-elle à la volée; On dit que l'extérieur attire. C'est vrai.

Que l'intérieur retient.

 Aussi.

Les lecteurs de ce site, moi, je ne les choisis pas.

Je les sélectionne.

07/08/2007

I like moving moving

Ce qui est constant, ce sont les changements..

16/07/2007

Roue libre

Je vois un couple de mariés sur qui jeter des grains de riz, ils ne sont plus très jeunes, place de la sainte vierge comme il y en a des milliers en Espagne, sauf que là, quelqu un m'appelle, je me retourne, c est dit on la loi des probabilites, un collègue de travail, viens je te présente mon épouse et les enfants, comme c est curieux dis donc, se retrouver là.

Oui, curieux, je crois aux signes.

 A moins que tout ne soit pas pourvu forcément de sens.

 Un monde insensé, tellement pregnant.

04/07/2007

Journée de la parole libre (1)

FREE WORDS. Imaginons, après la journée de la politesse au volant, la journée de la femme, la journée mondiale sans tabac, la journée sans voiture et les pics de pollution, la journée de la parole libre, où tout ce qui serait pensé serait dit, sans ambages. Ce jour-là, les choses qu'en temps normal on garde pour soi, on les livrerait en pâture à la sphère publique. Les gens où qu'il soient devraient pouvoir tout dire mais aussi tout entendre. Le droit de libérer la pensée devrait s'accompagner du devoir de laisser dire, d'accueillir le verbe. Alors ça commence, dès le matin, sur le chemin qui mène à la station de métro, à l'attention de cette femme que je croise aux même horaires, vous allez travailler où comme ça, j'aime bien le vendredi quand vous êtes en jean,il faudrait qu'on essaye de prendre un café, demain? plus tôt alors, une demi heure avant, le café qui fait l'angle, on se raconterait un peu, j'ai plein de questions à vous poser, vous aussi, ah bon? Arrivé sur le quai, ligne 6, on se serre un peu merci, il ya un truc que je ne supporte pas, ce sont les gens qui se positionnent dos à la porte d'entrée et qui vous font face, merci mais prendre votre souffle en pleine figure c'est pas super agréable, je vous rendrai un grand service je pense si je vous dis qu'il en faudrait pas beaucoup pour être poli, un déodorant, tout simplement, un stick senteur menthe par exemple, sous les aisselles, ça éviterait qu'on vous regarde avec la moue de dégoût, et vous aussi si vous faites abstinence au niveau de la propreté, on s'en sort plus, moi je dégage de ce wagon, direct, le sac à dos, toujours pareil, il prend la place d'un homme à lui seul, mettez le à vos pieds, on sera tout de suite moins serré, merci; c'est assez rare, mais quand  il y'a du monde comme cela, parfois je sens dans mon dos la poitrine d'une femme que j'ai identifié avant comme plutôt mignonne, et c'est super excitant, j'adore vos seins, ne bougez pas, je suis votre rempart contre les trouble fêtes, sur la deuxième ligne, en direction de la défense, de plus en plus de monde, vous lachez un toulousain sur la ligne une à 9 heures du matin, le type revient au pays, en répétant ce qu'il a entendu depuis toujours autour de lui, ces parigots c'est tous des fadas, toujours pressés, si tu voyais comment ils font la gueule! monsieur, s'il vous plaît, ça vous fait pas chier d'aller au boulot? c'est pas une vie de merde ça, on serait pas mieux sur une pirogue à balanciers à jeter des filets de pêche au lever du jour, la vie en plein air, y'a que ce putain de salaire qui nous fait se lever, non? vous gagnez combien vous? ça fait combien d'années que vous bossez ? Ah d'accord, bon ben je suis pas trop mal payé alors, moi, j'ai un profond respect pour ceux qui partent bosser pour des clopinettes, ceux qui prennent le rer pour rejoindre la cellulle courrier d'une grosse boîte, des heures à suer en perspective, travaillez plus? je voudrais bien l'y voir lui. Si je suis libre à dejeuner? bien oui, on dit 12h30 devant le cnit, génial, j'adore votre tenue, le tailleur uniforme, vous travaillez chez un big five vous? Purée, cette journée, ça commence trop bien, je comprends toujours pas ces gens avec leur écouteurs blancs de lecteur mp3 à la marque hégémonique, ça vous dit pas de l'ouvrir, pour une fois ? Oui, c'est le jour ! Il n'est que 9h30 et déjà, plus rien désormais ne sera comme avant.

21/06/2007

C'est un défi

C’est curieux mais d’aussi loin que je me souvienne, il ne me semble pas avoir exprimé un jour le souhait, au traditionnel questionnaire de rentrée de classe, de devenir ce que je suis aujourd’hui. Est-ce que seulement tous mes camarades de classe sont parvenus aux métiers auxquels chacun aspirait ? En toute logique, la plupart d’entre eux devraient se trouver à cette heure-ci quelque part en garnison, dans l’attente d’un feu à combattre.

En définitive, qu'est ce qui nous pousse vers telle ou telle voie ? Il y a eu cette fille rencontrée dans un couloir désert, avec qui j'ai eu un court échange. Comment sommes nous en arrivés là ? Je veux dire, avant de se trouver, il y a un cheminement. Elle m'expose son projet professionnel, gérer les enseignes, de manière transversale. Je ne connaissais pas cette filière. Elle semble inspirée. Il a du falloir être averti à un moment donné, avant de s'engager dans ce parcours, ce qui me fait penser en effet que plus on a d'informations, plus on a de solutions. Que retenir ? Ce serait faire du journalisme plutôt que de l'écriture, que de relater des faits précis à son sujet (..pantalon marron, bonne écoute, fumeuse, ne laisse pas indifférent..). A l'heure où l'on part s'oxygéner, par grappes de personnes, avant de regagner les salles studieuses, se jouent sans qu'on s'en aperçoive des mutations qui nous dépassent.

Pas une feuille ne bouge terrifiant le bosquet d'été.

19/06/2007

Une gare sans train

J'ai eu dix huit ans sous la pluie. Après avoir eu les résultats du baccalauréat, dans un torrent d'émotions, on fait les comptes, il y a les camarades pour qui le monde s'écroule, prêts à rentrer dans les statistiques, des sempiternels 20% de ceux qui auront échoué à l'échelon national. Arrivé à la maison en vainqueur, la famille vous tombe dessus, d'abord j'avais passé mon bac. Bien, je sors, à tout à l'heure. Pris du vertige de liberté, ma mère ne pouvait rien dire. J'étais majeur. Prends un parapluie, il pleut à verse. Pas besoin. A dix huit ans, des intempéries on s'en fiche, même que des soucis, on en a pas encore. Cette avancée sous la pluie, après le constat de résignation soudaine de l'autorité de mes parents, marquait mon entrée dans le libre arbitre. Qu'importait la destination, seul le chemin comptait.

C'est tard ce soir, sous la pluie, que j'entrepris une marche, dans le quartier, inondé. Sur le trottoir, nous ne sommes que deux. Avec un parapluie. Les années ont passé, vite. Cette fille en noir et blanc, se joue de l'averse comme de mon audace. Je la pense étudiante, clairvoyante. Très sensible à ce moment de pluie battante, elle crève le décor, par sa présence, un moment de cinéma, où les mots sont dits sans retenue, comme dans une fin de monde. J'espère sa lecture.

Elle file entre les flaques, dans un concert de flip flap.  

Je poursuis mon retour vers le futur.

17/06/2007

La vérité si je mens

C'est incroyable comme se jouent avec passion les discordes autour de l'idée de vérité. Les pragmatiques tiennent pour vérité ce qui marche, or ce qui marche pour les uns ne marche pas forcément pour les autres. Les juristes tiennent pour vérité ce qui ressort des textes en vigueur, or ce qui est légiféré, réglementé peut parfois prêter à interprétations, et la discussion doit alors pouvoir s'ouvrir. Les fondamentalistes tiennent pour vérité les dispositions du texte sacré de quelque confession que ce soit, or le principe de laicité impose que cette lecture du sacré n'interfère pas avec la vie publique, car la question de la vérité religieuse doit avant tout rester une question de conscience personnelle. Et ainsi de suite... 

Au soir des résultats du second tour, les clivages autour de ce qui est vrai se font imperturbablement chez les partisans, avec pour constat un débat où chacun se veut détenteur de vérités qu'il croit nécessaire d'appliquer, sous couvert de légitimité électorale, au coeur de l'action politique, pour la bonne conduite des intérêts de la France. Le scrutin laisserait à penser que la vérité se trouverait là où la majorité des suffrages aurait décidé qu'elle figure, par investiture donc, là où les sièges à l'assemblée nationale sont majoritaires. La vérité se confondrait avec la loi du plus grand nombre ?

Quelque forme qu'elle puisse revêtir, la Vérité doit pouvoir naître de la confrontation, elle ne saurait être proclamée. En conséquence de quoi l'écoute serait la fondation de toute vérité en érection. Ecoutons nous. En particulier lisons nous les uns les autres.

Car il y a sans nul doute, en chacun de nous, une pépite étincelante de vérité.

15/06/2007

Verdure urbaine

Il est des couleurs qui font le caractère.

Une blonde en noir, fatale.

Cette brune en rouge, pantalon beige, dénote, dans le gris des rues, une boite à images.

Un scoop de saison,

La source d'information? un cabinet de tendances :

La couleur de cet été

Sera le vert.

08/06/2007

Chateau en Espagne

Je l'ai dit, c'en est devenu même un défi d'écriture, les personnes sont comme les voitures de ce constructeur pour lequel en effet, il nous incombe d'inventer la vie qui va avec.

Un détail qui m'a sauté aux yeux, une ceinture, un ruban rose (?) au tour de sa taille, ça ne court pas les rues.

 C'est la fin d'une semaine passée à travailler en pensant qu'on serait mieux dehors, à siroter un soda frais, à la terrasse d'un café à saint germain des prés.

Cette semaine, elle a du penser la même chose, son travail, elle n'y tient pas trop, elle sait que c'est un passage, envisageant d'autres fonctions, d'autres ambitions, parce qu'elle est ambitieuse.

C'est le week end, ce soir, le travail elle n'y pense même plus, en mode détente donc, tiens ce type avec son histoire d'écriture, de gens qui l'inspirent, je vais regarder ce qu'il a bien pu écrire sur moi, on est toujours curieux de ce qui touche à notre image.

 Oui l'image. J'ai remarqué également la forme de ses lunettes, une fille à lunettes rectangulaires dont certains disent qu'elles sont signes de rationalité, en opposition aux formes rondes, caractéristiques d'un esprit créateur, moins enclin au cartésianisme.

Je ne le crois pas. Cette fille dégage quelque chose d'artistique, elle a fait de la danse, joue d'un instrument, aimerait s'essayer au théâtre, un jour , plus tard, qui sait.

Je la perçois sensible aux mots.

Sensible tout court.

Comme souvent, je m'attarderai sur le pont des Arts, où il fait bon vivre, peut être d'ailleurs, je la croiserai parmi la cohorte des promeneurs du samedi, sur l'unique pont en bois de Paris, à la merci des moindres feux. Pourrai je seulement la reconnaître?

 Facile.

Un ruban rose.

25/05/2007

Comment je me suis lâché

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 Sur la ligne, les musiciens ambulants défilent, cette fois-ci un duo violon/accordéon, beaucoup de touristes, alors rapidement l'ambiance devient festive, à chaque morceau répond un flot nourri d'applaudissements, sur un siège une japonaise, de passage, elle brandit un appareil photo numérique, et tente de capturer l'instant, à l'aveugle, parcequ'en effet elle a le dos tourné à la scène, c'est donc au jugé qu'elle essaie de cadrer les musiciens, à l'ouïe aussi, une photo sensuelle, elle en aura une et plein la vue. L'occasion était trop tentante. Tandis qu'elle promenait son appareil dans les airs, vint un moment où elle l'immobilisa, persuadée de saisir les auteurs du spectacle, il se trouve que j'étais assis derrière, sur la banquette arrière, et pour ainsi dire en plein champ mais cela elle ne s'en doutait pas, la photo qu'elle prendrait, dans son esprit, représenterait une scène de métro parisien, typique, empreinte de romantisme, sur des airs de piaf joués au souffle et sur des cordes sensibles. Ni une ni deux, je me mis à tirer la langue face à l'objectif, c'est moi qu'elle shootait, les passagers alentours paraissaient s'en amuser, ayant compris le subterfuge, un type en costume cravatte qui fait la grimace, langue toute sortie, c'est sûr ça amuse. Pour la photographe en herbe, la surprise ne viendra que plus tard. Vous apprendrez mademoiselle qu'une scène de vie n'est jamais jouée d'avance.

Que l'on est jamais au bout de ses surprises.

22/05/2007

Le Dernier Métro

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Couché tard, vers 3 heures du matin, devant mon écran, pour écrire, c’est une habitude, parfois sans résultat, mais quand bien même, je persiste à croire que la nuit est la preuve que le jour ne suffit pas..

 

 Arrivé au quart de l'écriture de mon roman, à court d'inspiration, je me suis tourné ces dernières notes vers un exercice d'écriture, pour ré-amorçer une intensité en léthargie, à travers la"description", un des piliers de la littérature avec le dialogue et le monologue impersonnel ou subjectif..

 

Il n y a qu'à regarder la vie, devant soi, le luxe des mégalopoles, pour trouver le sujet capable de réveiller votre imaginaire. La confrontation au réel a son attrait. Pantalon noir, botte à talons, veste de jean, haut blanc, sac noir, une brune piquante, est-ce à dire qu'elle m'a "piqué", de curiosité, je veux bien l'avouer, à quoi servent les pensées si jamais rien en effet n'en ressort en dehors ? Etablir le lien, perdu dans l'espace, on ne connaît jamais assez Paris, je parviens à mettre une voix sur son visage, elle fixe aisément les repères, sur ses terres forcément, à chaque chemin sa marche, je voulais vous dire, il y a un texte que j'aimerai écrire, avec dedans un peu de vous, car parler de quelqu'un que je ne connais pas est une liberté qui me plaît assez, ce texte je veux qu'il soit comme une rose, mieux encore, une pivoine, plus singulière, avec ce que cela comporte en joie d'offrir et je l'espère aussi de vôtre côté, en plaisir de lire, car c'est pour moi  là l'essence même de l'écriture, une affaire de partage; Les anglo-saxons,s'agissant d'auteur à succès parlent de "page turner", celui qui donne envie de tourner les pages. Je veux être celui là, réussir le pari de l'évasion. Sur le chemin du retour, quitté votre lieu de travail, je l'imagine dans le secteur de la communication, un homme ce soir sur la ligne n'a pas été en veine, si j'avais été médecin, j'aurais été celui qui l'aurait secouru, pris son pouls, mis sur le côté, lui aurait parlé, mais je ne suis pas médecin. Quelqu'un d'autre a répondu à l'appel du chauffeur, qui s'est montré à l'occasion plus bavard d'ailleurs que la moyenne de ses confrères, n'est-il pas celui qui plus tard, nous apprendra l'existence du dernier métro, à votre gauche, mesdames et messieurs, vous pouvez voir le tout nouveau métro, qui plus est climatisé. Je redécouvre ce quartier, la nuit tombée, surplombant la ville de lumières,  au son de la guitare qui reprend ses droits de toute son envergure, avez vous vu cette constellation dans le ciel qui rougeoie, que l'on appelle la grande ourse ?

 

 Regardons là cette casserole..

17/05/2007

Le Gouv' en exclu

Ou comment couper l'herbe sous les pieds de Bayrou....

Premier ministre

François Fillon


Ministre du Développement durable

Alain Juppé


Ministre de l'Intérieur

Michèle Alliot-Marie

 Ministre de la Prospective économique

 Jean-Louis Borloo

Ministre des Affaires étrangères

Bernard Kouchner

Ministre de la Défense

 Hervé Morin

Ministre de la Justice

 Rachida Dati

Ministre de la Santé et des Sports

Roselyne Bachelot

Ministre des Comptes de la Nation

 Eric Woerth

Ministre des Affaires sociales

Xavier Bertrand

Ministre de l'Education

Xavier Darcos


Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche

 Valérie Pécresse


Ministre de l'Agriculture

 Christine Lagarde


Ministre de l'Immigration et de l'identité nationale

 Brice Hortefeux

Ministre de la Culture

 Christine Albanel


Secrétaire d'Etat à la prospective économique
Eric Besson
Secrétaire d'Etat aux affaires européennes
Jean-Pierre Jouyet

Secrétaire d'Etat
?

13/05/2007

Se lever avec

08/05/2007

La vie dorée ?

Arrivé là bas, trois heures et demie de train plus tard, sur les rails de l'incertitude, sous le crachin, il fût un temps, à la mecque de la finance, où l'on faisait venir les candidats, de la même façon, mais par Concorde. Deux entretiens à la suite, réussis, je connais les codes de l'exercice alors il n'y a pas de surprises, des consignes, plus tôt dans la matinée m'ont été données, par téléphone, un taxi m'attend à 17h15, j'enchaîne sur une dernière entrevue avec le chasseur de tête, garder les factures, traces de mon passage furtif dans la capitale-fantôme, le nombre d'habitants ici me dit-on varie selon les heures, au pays des trois frontières, terminée la journée de travail, chacun en effet rentre chez soi, je me faisais une idée plus glamour de cette ville, mais je n'ai pas tout vu, évidemment, il était important que je me rende sur place cependant, on doit me recontacter demain, une proposition me sera faite, un package attractif, le prix de l'expatriation. A ce stade, je ne suis sûr de rien.

Ce qui importe en effet n'est pas ce que l'on peut vous dire, mais ce que l'on vous cache.

02/05/2007

Vous êtes ici

Debout, face à son reflet sur les portes, elle ne se doute pas de l'existence d'un autre miroir, où se mirer, scruter son image : c'est le regard que je lui porte. Mon appareil photo en main, d'un genre particulier, il s'agit de mon indéfectible carnet noir Moleskine, je saisis les détails de sa tenue, pour son esquisse, une veste grise, un pantalon noir, des chaussures plates noires et vernies, un sac noir en cuir, brune, une frange mise de côté, comme le sac zara qu'elle porte à bout de bras, signe d'une récente acquisition, à l'heure du déjeuner ? un nouveau haut peut-être, blanc ? c'est l'été après tout, en avance cette année, qui conditionne nos choix. Elle s'est arretée tout comme moi en terre Argentine, là où l'orientation ne devient possible que si on s'est déjà repéré avant, sur une carte, du quartier, devant laquelle en effet je la retrouve. Je repense à une conversation que j'ai eue ce midi, où l'on m'a parlé d'un test en vogue, en matière de coaching, "le 360°", qui consiste en une série de questions qu'on adresse à plusieurs personnes de son entourage, pour savoir ce qu'elles pensent de vous, de manière positive comme négative sur une série de points, la façon de s'exprimer, l'écoute, la capacité de convaincre, etc..Ce questionnaire est rempli de manière anonyme et il a pour objectif de retranscrire l'image que vous véhiculez, sous tous les angles, à 360°. Aussi, je dirai sur elle, qu'elle fait preuve de curiosité, d'ouverture d'esprit, d'écoute, qu'elle n'est pas réfractaire à ce qui sort de l'ordinaire, le sel de l'existence, tout ceci est aussi certain que je peux affirmer d'une part qu'elle a un sourire et d'autre part qu'elle regardera le duel du moment plus tard, dans la soirée. Au fait qu'est-elle venue faire alentours? Retouver une personne de sa connaissance qui vient d'emménager ? chercher un commerce?  je doute fort qu'il y en ait encore d'ouverts, visiter un appartement ? Elle portait ainsi sur elle autant de questions à remous, là où d'autres n'offraient que des réponses sans saveur. Un continent...

01/05/2007

Il n'y a pas de détour sans chemin

A l'heure où la masse des travailleurs se presse, elle apparait, pantalon noir(?), haut gris clair, brune, silhouette fine, le sens de l'épure, une simplicité classieuse, pas de fantaisie apparente, mais l'uniforme de quelle équipe revêt-elle donc ? Son employeur a décelé en elle, à juste titre, son engagement, son implication, elle emporte avec elle quelques morceaux choisis sur papier velin, le lien avec son bureau n'est pas coupé totalement, être dans le métro, c'est être sur son trajet de travail, qui l'occupe encore, bientôt le temps de la relâche, ce soir, et demain aussi, nous serons de la même fête. Souvent, se demande-t-on justement ce que l'on fait dans la vie, quand on croise quelqu'un qu'on ne connaît pas, dans une soirée par exemple, or je me suis toujours défendu de réduire une personne à sa CSP, s'ouvrir aux autres, c'est avant tout s'oublier soi-même, sa fantaisie, elle la porte autour du cou, sans (oser) regarder vraiment je crois deviner un coquillage, solaire, à moins que ce ne soit une vue de mon esprit, j'éprouve le besoin de partager cette expérience, jouer de mon audace pour tout entreprendre, avec l'intéréssée en personne, alors je lui explique, elle doit me croire dans la lune, faute d'avancer dans l'écriture de mon roman donc, je me suis mis dans cette situation pour le moins romanesque, c'est la scène en effet où le protagoniste s'emploie à mettre une voix sur un visage, je vous ai trouvé réceptive : -Demain je pourrai lire? je laisserai un commentaire.. Demain oui, ou ce soir, ce soir, où je me laisserai à dire que vous avez été l'encre de ma plume un peu sèche ces temps derniers, une matière première.

26/04/2007

Are you cooking?

Une fille en pantalon. Une manière de s'habiller, dans l'air du temps, chaussure plate, jean noir, frange brune, chemise blanche, port altier, distinction naturelle, le nez dans le Monde et son supplément, le Monde des livres, tant la campagne au loin, que celle plus près, qui sévit jusque sur les murs de la ville, tout n'est il pas devenu politique? doivent l'intéresser, probablement, elle glane ainsi dans le quotidien quelque info, qu'elle n'aurait pas déjà entendu, pour faire sans doute la différence, "Royal cherche le centre", moi je cherche le sien, son centre d'intérêt, à force de l'observer, je crois y voir plus clair, un sac  en cuir rouge et soudain, telle une clef, un sac BHV c'est qu'elle doit faire quelques travaux chez elle, mais me dira-t-elle plus tard, "je ne suis pas chez moi , ici, je n'ai pas internet", soit, peut être qu'ailleurs elle l'aura, internet, je le souhaite, le sac plastique donc, en transparence, je vois un détail qui tout à coup peut faire tomber le masque de l'usager de transport en commun qu'elle porte, dans la foule, "Bernard Loiseau" au marker noir, tiens, le cuisinier, c'est aussi un groupe de restauration, elle travaille dans la restauration? Peut -être, j'ai du mal à l'imaginer, elle semble pressée comme tous ici et maintenant, sauf revendicât-elle, qu'elle, elle n'est pas d'ici, c'est vrai. Elle se presse de rentrer, pas chez elle en ce moment, elle fait partie de ces personnes dotées du pouvoir de faire marcher l'imaginaire de celles et ceux qui la rencontrent, le mien du moins, j'ai pris le temps, non sans un certain plaisir, de lire son histoire, celle que l'on peut lire, en la regardant, au plaisir alors, de la lire, un jour nouveau, sauf qu'ici, et c'est le propre des mégalopoles, on peut très bien ne se croiser qu'une fois une seule.

22/04/2007

Qui va gagner des millions ?

Des millions de voix. Les ventes de pizzas , annonce-ton chez P.H, devraient augmenter de 40% ce soir, comme pour une finale de coupe du monde...le spectacle peut commencer, information incroyable, le conseil constitutionnel a autorisé les retardaires, de voter, une heure et demi après l'heure de fermeture des bureaux de vote...c'est le temps des records, de particpation, tout ça pour.....

21/04/2007

Ca risque de se passer

Je risque de quitter celle que j'aime, aux mille lumières, décor flamboyant de mes joies et de mes peines, maintes fois passé sous ses jambes, pour une autre. Une autre ville tout aussi capitale. Une place financière où paraît-il il n'y a rien à faire, si, pour la meute, se retrouver autour de verres, de lignes, ambiance auberge espagnole sauf que les poches des uns et des autres, ne logent plus que des cartes, cartes Gold, cartes de visites que l'on s'échange comme  d'aucuns, des cartes téléphoniques, pour collection. Alors je profite d'elle pleinement en ce moment. Sur ses rives, dans ses jardins, à la merci des ultra-violets, un livre ou une fille, à conquérir, à portée de main, il me plaît de savoir que je pourrai la rejoindre, chaque fin de semaine, comme un amant. Cet après-midi, en sa compagnie encore.

 Tu es belle de jour aussi.

22/01/2007

UN SIGNE

Il suffit que je pense à une personne de ma connaissance, souvent une fille, perdue de vue, pour que je la croise, pas longtemps après. C'en est troublant. Je rêvais de P. et voilà que nous échangeons quelques messages ce soir-même sur la toile. P., il faut dire, est une fille inaccessible, envers qui je m'efforce de cultiver de l'indifférence, en vain. Parce que penser à elle, c'est forcément souffrir, rappelons qu'à la base de la souffrance il y a souvent du désir. Elle vit entre Paris et Barcelone où se trouve quelqu'un qui l'aime, plus que quiconque? Rien n'est moins sûr, mais en tous cas, c'est lui qu'elle a choisi, parmi d'autres. Il est DJ me semble-t-il. Elle est estonienne, la plus belle fille que je connaisse. Mais elle est bien plus que cela en vérité, voilà pourquoi j'ai ressenti pour elle il y a quelque temps un attachement singulier, secret, sans qu'elle ne le sache en effet, à moins qu'elle ne l'ait senti, intuitivement ce n'est pas impossible. Il y a eu des regards sans doute qui ne pouvaient pas tromper, je n'en sais rien, un retour de sa part, je n'en ai jamais eu. Mais contre un DJ, peut-on seulement lutter si tant est que je me lance de manière franche à la conquête de P. ?Je me dis que l'aura, l'attrait que peut avoir ce type peuvent s'émousser avec le temps, et les sentiments de P. avec. Alors peut être ai-je un rôle à jouer, un jour ou l'autre. Se manifester, elle l'a fait ce soir, contre toute attente. Dois-je y voir là un signe qui ait du sens ? S'agit-il d'une invitation ? Comme il est difficile de se lancer dans le jeu de l'Amour quand on a pas soi-même dissipé avant la peur de se tromper. Sur ses intentions. Il ya bien des signes dont on ne maîtrise pas la lecture. C'est la vie qui nous éduque.

20/12/2006

Des coups

Pas une journée ne passe sans avoir à combattre. Et encaisser. Je ne sais pas si je viendrais, peut-être fin janvier ou février.

ONLY STRONG SURVIVE

12/12/2006

STAR NON ACADEMIQUE

Perfecto

Elle ne m’a pas reconnu. J'ai changé. Elle aussi. Une jeune femme au passé de star. Une star-enfant. J'ai été témoin parfois de ces fins de règne. D'une hiérarchie de lycée foutue en l'air. Nous étions si nombreux à lui prêter un destin hors du commun. Un perfecto à quinze ans. Elle était passée à la télévision dans un clip. Pendant les grandes vacances, du plus profond de mon ennui je pensais à elle, sans doute avec ses parents dans une crique aux eaux turquoises.

 

Ligne une. En raison d'une pertubation le traffic est très pertubé. Elle arriverait sans doute en retard. Dans une des tours sur le parvis.

 

Comme moi.

04/12/2006

Il faut voir comme on leur parle

- Alors quelles sont tes résolutions pour cette année.

- C'est quoi résolutions ?

- Des projets. Quels sont tes projets maintenant que t'as huit ans ?

- Ben jouer.

08/11/2006

Blind date

 

Je connais la musique. On en arrive à s'avoir au téléphone par le truchement de quelque artifice. La discussion dure plutôt longtemps. Un an. Elle fait partie de votre cercle vous faites partie du sien. Le cercle de ceux qui vous imposent inconsciemment un niveau d'exigence. Le cercle de personnes que vous ne souhaiteriez pas décevoir. Il y a cette voix douce, qui crée en vous le désir véritable accélérateur cardiaque il faut qu'on se voie. Parce qu'en effet on ne s'est jamais vu en trois dimensions à échelle réelle. Nous n'étions l'un pour l'autre que des icônes.

Et vient alors le moment de la confrontation. Repoussée pour un moment encore. Cette résistance à ses appels vous surprend vous même.

Je te promets on se voit cette année.

07/11/2006

Le jour où j’ai su.

La banquette des restaurants lui serait due, dorénavant, pour un moment encore, et lorsque viendra à nouveau le temps des âpres discussions ce sera sans nul doute, à un marmot cette fois-ci que reviendra le droit de jouir des cuirs confortables.


Je m'attendais à ce que ce moment inévitable survienne un jour, plus tard.


Pour qu'elle sache autant à l'avance que des mois passeraient où la question de s'asseoir dans un lieu public, dans les conditions les meilleures, ne serait plus entre nous sujet à palabres, il fallait bien qu'elle soit suffisamment avertie pour en valoir deux…

30/10/2006

FIAC !

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D'un mur à l'autre

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 Une biennale d'artistes à la mairie du VIe. Rendez vous avec N. pour discuter envies, de représentation du Pont des Arts à la manière de Marquet. Projet difficile, en fait d'un pont il s'agit d'une passerelle d'un trafic humain d'heures de pointe. Puis il y a cette huile l'énigme cubiste on y voit un livre ouvert avec les demoiselles d'Avignon, un tableau sur un chevet la tour eiffel. Je demande les coordonnés de l'Artiste. La voix d'un homme en retraite, à l'écart des agitations de la ville, dans son atelier, il y côtoie des modèles, je les ai vues, sur son catalogue, nues, plus tard, lorsque nous nous sommes rencontrés, au décrochage des toiles. A peine ai je trouvé une place chez moi pour la toile que déjà je ressens le besoin de contre balancer le poids des oeuvres abstraites froides avec du figuratif. L'Artiste m'invite au vernissage de ses toiles le mois prochain dans une galerie de l'île Saint Louis en présence de ses modèles eût il cru bon de me préciser. Ce vendredi-là je ne serai pas là. Je vais à Prague. Un autre programme. J’y suis attendu.

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22/10/2006

Comme elle se donne/Jerome Attal